Le Peloton spécialisé de protection de la gendarmerie veille sur la centrale de Chooz

CHOOZ (08). Les gendarmes du PSPG, unité d’intervention assez méconnue du grand public, travaillent essentiellement sur les risques liés au terrorisme à la centrale de Chooz.

Le PSPG, créé en 2009, est installé au sein même de la centrale nucléaire de Chooz depuis 2012.

Le PSPG, créé en 2009, est installé au sein même de la centrale nucléaire de Chooz depuis 2012.

C’est une unité assez mystérieuse. Une unité qui dévoile le minimum d’informations sur ses fonctions «  pour des raisons de sécurité  ». Le Peloton spécialisé de protection de la gendarmerie (PSPG) a été créé en 2009, en remplacement du Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG). Il veille avec attention sur le centre national de production d’électricité de Chooz, au sein duquel il est basé, essentiellement pour les risques liés au terrorisme. «  C’est pour ça qu’on s’entraîne  », note le capitaine Vancierstiggel, qui est à la tête de cette unité d’intervention qui compte une quarantaine d’hommes depuis août 2012.

Des tests poussés

La majorité du temps, les militaires s’exercent directement sur le site, «  afin d’être prêts à agir en cas de nécessité, poursuit-il. On n’est jamais aussi efficace que quand on s’entraîne sur place. La direction du centre nous a donné carte blanche et nous accorde toute sa confiance. On se prépare au pire en espérant qu’il n’arrivera pas  ». Il leur arrive aussi de travailler au profit du groupement. «  On fait des interventions pour maintenir notre capacité opérationnelle, mais ce n’est pas notre mission principale. »

Pour préserver la sûreté de la centrale, le PSPG travaille en étroite collaboration avec EDF. «  Je rencontre régulièrement le directeur de l’unité afin de m’assurer que tout se passe bien, précise le capitaine. Les gendarmes de l’unité ont une connaissance très fine de la centrale et de son fonctionnement. » Leur rôle au quotidien, c’est essentiellement de l’entraînement physique et de la reconnaissance sur le terrain. «  On fait beaucoup de préparation physique : du sport, de la musculation, de la course à pied. L’entraînement n’a jamais de fin et on reste vigilants. Les gendarmes de cette unité sont sélectionnés, les tests physiques d’entrée sont assez poussés. La formation est chapeautée par le GIGN. »

Source : l’Union

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