Il était une fois la gendarmerie mobile
On avait coutume de dire que la gendarmerie mobile avait plus de respect pour la population que les CRS.
Cette vidéo d’échanges verbaux de ces écervelés casqués de plusieurs escadrons vous prouvera qu’il n’en est rien…
Partant du principe que le site Profession-Gendarme.com est attaché à la Vérité, il était de mon devoir de ne pas vous cacher cette vidéo.
Retraité de la Gendarmerie Nationale, je suis terriblement choqué et effaré de voir un tel comportement.
Nous, retraités de cette belle Arme, nous nous sentons blessés de constater cette réalité.
À notre époque, une telle chose n’aurait jamais pu se produire et aurait immédiatement été sévèrement sanctionnée par l’exclusion pure et simple des coupables.
Comment une telle chose a pu arriver au sein de nos rangs ?
La seule hypothèse que je vois est dans le recrutement et la sélection de nos jeunes volontaires. En effet, à mon époque, pour espérer avoir le privilège de revêtir cet uniforme, il fallait une moyenne minimum de 12/20 en connaissances générales. Aujourd’hui, certains sont acceptés avec une note de moins de 6/20.
Avec une telle note, il est évident que l’on ne fera jamais un cheval de course avec un âne.
Le 14 août dernier je publiais « PROFESSION GENDARME — Ce que nous sommes, ce que nous voulons« , aussi je voudrais rappeler à tous mes camarades Gendarmes en activité ce que nous écrivions :
La Gendarmerie comme idéal. Nous voyons dans le métier de Gendarme l’accomplissement d’un idéal humain : défendre la société des hommes, protéger le faible, servir le droit et non la force. Nous n’aimons pas la Gendarmerie telle qu’on la dévoie parfois ; nous aimons ce qu’elle a de plus haut, et nous lui demandons d’y rester fidèle.
Chers camarades, reprenez-vous et soyez fiers de cet uniforme comme je l’ai été. Rappelez-vous du procès de Nuremberg !
Ronald
PROFESSION GENDARME — Ce que nous sommes, ce que nous voulons
Non coupable ! J’ai exécuté les ordres !
Cette phrase renvoie à l’un des arguments de défense les plus célèbres de l’histoire judiciaire, invoqué par des accusés de crimes de masse pour tenter d’échapper à leur responsabilité morale et pénale. [1]
En droit français, exécuter un ordre manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public n’exonère pas l’agent de sa responsabilité. Au contraire, le subordonné a non seulement le droit, mais le devoir de désobéir.
S’il choisit d’obéir, il s’expose à des sanctions disciplinaires et pénales.
Les principes clés
- Obligation d’obéissance : l’agent doit suivre les instructions de son supérieur hiérarchique, sauf si l’ordre dépasse les limites de la légalité évidente.
- Caractère manifeste : l’illégalité doit sauter aux yeux, sans nécessiter d’analyse juridique complexe.
- Atteinte à l’intérêt public : l’ordre doit aussi menacer gravement un intérêt général ou un droit fondamental.
- Responsabilité partagée : l’exécution d’un tel ordre ne protège pas l’exécutant ; l’auteur de l’ordre reste également responsable. [1, 2, 3, 4]
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