« Il n’y a aucun Gilet jaune aujourd’hui qui soit à l’origine d’un éventuel retour le 17 octobre »
« Il n’y a aucun Gilet jaune aujourd’hui qui soit à l’origine d’un éventuel retour le 17 octobre. »
Jérôme Rodriguès appelle les citoyens à prendre leur destin en main et à ne pas attendre de nos gouvernants les solutions à l’effondrement qui vient.
« Il n’y a aucun Gilet jaune aujourd’hui qui soit à l’origine d’un éventuel retour le 17 octobre ». C’est Jérôme Rodriguès, figure emblématique du mouvement, qui l’affirme. C’est pourquoi il peine à soutenir cette initiative. Selon lui, l’appel à manifester pourrait être né d’une dynamique virale sur TikTok, sans qu’une organisation solide ne le soutienne. Il met également en garde contre la répétition des erreurs passées et plaide pour des actions dispersées sur l’ensemble du territoire national plutôt que pour une mobilisation centralisée à Paris, afin de ne pas concentrer les forces de l’ordre au même endroit.
Mais le message qu’il porte aujourd’hui ne constitue pas pour autant une incitation à la passivité. Au contraire, la situation n’a jamais été aussi propice à un soulèvement populaire. « La vraie question aujourd’hui, c’est de se poser la question de savoir pourquoi ils ne bougent pas et surtout pourquoi ils attendent que ce soient les autres qui bougent », souffle-t-il, avant de proposer une explication à cette apathie générale : « Nous ne sommes pas un peuple habitué aux armes. Peut-être qu’on va devoir accepter de saigner un peu plus avant de reprendre en main notre souveraineté. ».
Jérôme Rodriguès replace le carburant et l’alimentation au cœur de la colère sociale. Il insiste : « Les Gilets jaunes ne sont pas sortis pour le prix de l’essence, ils sont sortis pour une taxe de plus. » Selon lui, les marges de manœuvre se trouvent à Bercy, dans la fiscalité sur les carburants, bien plus que dans les crises internationales. Son constat est celui d’une vie quotidienne devenue intenable : « Le moindre cabas standard, tu en as pour 50 balles, 60 balles. » Il assure connaître des personnes vivant dans le VIIIe arrondissement, « plutôt aisées », qui se mettent à « piquer dans les magasins » pour maintenir leur niveau de vie. Des lycées en feu aux agriculteurs, pêcheurs et artisans en colère, il ne manque plus qu’une étincelle pour embraser le pays.
Mouvement du 17 octobre : Jérôme Rodriguès se pose des questions !
Gilets jaunes : la colère est-elle toujours là ? 🔷Jérôme Rodriguès Figure des Gilets jaunes #giletsjaunes #17octobre #tocsin
Source : Tocsin et 2 autre(s)
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