Coronavirus : les rassemblements de plus de 100 personnes interdits

philippeÉdouard Philippe. Photo © PIERRE VILLARD/SIPA

Invité du 13 Heures de TF1, le Premier ministre a limité un peu plus les rassemblements sur le territoire. Pour éviter tous risques de propagation.

Le stade 3 épidémique n’est pas encore atteint, mais la France s’en approche. Après les annonces d’Emmanuel Macron lors de son allocution télévisée de jeudi soir, c’était au tour d’Édouard Philippe de répondre aux interrogations des Français. Principale mesure annoncée par le Premier ministre : les rassemblements limités à moins de 100 personnes, a-t-il dévoilé au 13 Heures de TF1. « J’ai consulté le Comité scientifique pour prendre des mesures et nous allons faire passer la limite à 100 personnes pour les rassemblements sur tout le territoire national, dès maintenant », a-t-il dévoilé. Précisant que « l’objectif n’était pas de créer la psychose ».

Édouard Phillipe qui a d’ailleurs tenu à rassurer encore une fois sur la pandémie, malgré le fait qu’elle ait dépassé le cap des 130 000 cas dans le monde. « N’oublions pas que l’immense majorité de celles et ceux qui vont rentrer en contact avec le virus vont guérir. » Il a par ailleurs également concédé que les conséquences pourraient être importantes pour les théâtres, cinémas ou restaurants notamment. Un accompagnement sera aussi proposé par l’État : « Notre objectif est de faire en sorte que ceux qui doivent interrompre leur activité professionnelle puissent bénéficier d’un accompagnement de la collectivité pour qu’ils ne perdent pas de pouvoir d’achat. »

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Pas d’école jusqu’à nouvel ordre

Le Premier ministre est ensuite revenu sur les mesures concernant l’école annoncées par le chef de l’État, à savoir une fermeture dès lundi 16 mars. Il a réitéré qu’elles « seront en vigueur aussi longtemps que nécessaire », sans pour autant fixer de date. Dans la matinée, le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, avait évoqué une date jusqu’aux vacances scolaires. Pas question non plus de reporter les élections, dont la tenue se fera de la manière la plus coordonnée possible. « Voter, c’est un droit et un devoir », a-t-il martelé, assurant que le « Comité scientifique avait dit qu’il n’y avait aucune raison scientifique de reporter les élections municipales. »

Accusé aussi par un groupe de journalistes français installés en Italie de ne pas prendre au sérieux la situation, le Premier ministre a réfuté. « Nous prenons la mesure de ce qui se passe. Nous montrons la capacité que nous avons pour freiner le pic. Cette stratégie est de freiner au bon moment. Ni trop tard ni trop tôt », a enfin affirmé Édouard Philippe.

Source : Valeurs Actuelles

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