Saint-Jean-de-Thurac : entraînement avec les équipes cynophiles de la gendarmerie

Les équipes de Lot-et-Garonne, Landes, Dordogne et Gironde se retrouvent une fois par mois pour cet exercice

Saint-Jean-de-Thurac : entraînement avec les équipes cynophiles de la gendarmerie

L’adjudant-chef et maître de chien Laurent Tourenne (à gauche), son suppléant maréchal des logis Bastien Merou et Baroc, berger allemand, en fin d’exercice réussi. © Photo

Photo Thierry Suire

La truffe collée au sol, Baroc cherche le disparu. L’adjudant-chef Laurent Tourenne, son maître, le laisse suivre la piste. « En opérationnel, on laisse faire le chien. C’est lui qui détient la vérité. » Et l’odeur de la personne recherchée. Cette fois-ci, cela a été l’affaire d’une poignée de minutes. Baroc a retrouvé sans aucune difficulté le maréchal des logis Bastien Merou sur les bords de la Garonne, à Saint-Jean-de-Thurac. Le chien connaît l’homme : c’est son second maître, suppléant du maître de chien. Avec sept ans d’exercice à son actif, l’exercice était un jeu d’enfant pour Baroc.

Cela n’a pas été si simple tout au long de la journée pour les six équipes cynophiles de gendarmerie réunies hier en Lot-et-Garonne, dans les environs de Saint-Jean-de-Thurac, pour une journée d’entraînement commune. Avec chacune sa spécialité : piste et défense ; stupéfiants et défense ; recherche d’explosifs.

En chiffres
  • 2

Le nombre de maîtres chiens – et de chiens – gendarmes basés en Lot-et-Garonne : un au peloton de surveillance et d’intervention d’Agen et un à Villeneuve-sur-Lot.

  • 360

Le nombre d’interventions réalisées avec le concours de maîtres chiens en 2013 en Lot-et-Garonne.

  • 204

204 de ces interventions concernaient des disparitions inquiétantes ; 156 des fugues.

Postées en Lot-et-Garonne, en Dordogne, en Gironde et dans le nord des Landes, ces équipes cynophiles se retrouvent une fois par mois. « Cela permet d’échanger sur l’expérience des uns et des autres », indique l’adjudant-chef Laurent Tourenne, maître chien au peloton de surveillance et d’intervention d’Agen. Avec une équipe par grande unité, le maître chien, son suppléant et le chien n’ont pas vraiment de collègue au quotidien. Faute d’échange, « vous risquez de ne plus être très objectif sur votre travail et celui de votre chien. »

Sur les six équipes, quatre sont spécialisées en piste et défense, c’est-à-dire formées à la recherche de personnes disparues ou en fuite et à l’attaque. Dans cette spécialité « notre pire ennemi, c’est l’heure qui tourne », indique le maître chien Laurent Tourenne. « Car avec le temps, les odeurs se dispersent. »

Les recherches de l’après-midi ont été compliquées par des pistes communes au départ puis divergentes, les averses et le bitume de la route départementale…

Source : Sud-Ouest

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