Orléans: un projet d’attentat contre des forces de l’ordre déjoué

Deux Français de 20 et 24 ans ont été interpellés puis déférés samedi devant un juge d’instruction. Ils tentaient selon les premiers éléments de l’enquête d’acheter des armes.

Un projet d’attentat – contre une caserne, une gendarmerie et une installation militaire – a été déjoué à Orléans la semaine dernière, a annoncé le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve lors d’un déplacement à Toulouse. “Un projet d’attentat visant des représentants de la force publique dans la région d’Orléans a été déjoué la semaine dernière par la DGSI”, a-t-il déclaré lors d’un discours devant les gendarmes et forces de police de la région.

Deux Français de 24 et 25 ans, suivis depuis le mois d’août dernier et connus pour des faits de délinquance, ont été interpellés puis déférés devant un juge d’instruction qui les a mis en examen pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste en vue de commettre des crimes contre les personnes. Leur arrestation a été précipitée car un ensemble d’éléments ont fait craindre un passage à l’acte imminent. De sources policières à Paris, on précise que ces deux Français sont l’un originaire du Maroc, l’autre du Togo.

L’un des deux a reconnu le projet pendant sa garde à vue

Selon les premiers éléments de l’enquête, ils étaient en contact avec un homme en Syrie dont “l’enquête définira s’il était le commanditaire des attaques projetées et reconnues par l’un des deux hommes pendant sa garde à vue”, a détaillé le ministre. Il pourrait aussi avoir eu des contacts avec l’homme arrêté alors qu’il projetait d’attaquer des militaires à Toulon.

Ces deux Français avaient réuni un financement et cherchaient à se procurer des fusils d’assaut pour passer a l’acte. Il s’agit du 10e projet d’attentat déjoué par la DGSI depuis deux ans. “Ces arrestations sont le résultat d’un travail minutieux de nos services de renseignement”, s’est félicité Bernard Cazeneuve.

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a aussi annoncé que 3.414 personnes avaient été refoulées aux frontières depuis le rétablissement des contrôles après les attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis.

Source : BFMTV

 

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