Gendarmerie. Yann Marchal adoubé

Deux mois après son arrivée, Yann Marchal a pris la mesure de ses missions de...

Deux mois après son arrivée, Yann Marchal a pris la mesure de ses missions de commandant de compagnie de Landerneau, poste solennellement attribué hier matin.

Arrivé au 1er août, le chef d’escadron Yann Marchal a été officiellement installé dans ses fonctions de commandant de la compagnie de gendarmerie de Landerneau par le colonel Pegourié, hier matin.

La cérémonie de prise de commandement de Yann Marchal, hier matin, dans la cour de la gendarmerie, a rappelé à ceux qui auraient pu l’oublier que les gendarmes relèvent du statut militaire. Salut au drapeau, présentation des armes, garde-à-vous, repos et Marseillaise ont rythmé un protocole au cordeau, mené tambour battant. Même la pluie s’est alignée sur le tempo, commençant à battre en début de cérémonie pour se reposer vers la fin. Dans l’intervalle, le colonel Richard Pegourié, nouveau patron des gendarmes dans le Finistère, a eu le temps de, solennellement, confier au chef d’escadron Marchal le commandement des 84 gendarmes sous ses ordres. Les hommes et femmes de la compagnie, des brigades territoriales de Landerneau, Lesneven, de la communauté Daoulas/Plougastel et du peloton de surveillance et d’investigation (Psig).

« Bardé de diplômes »

Passées ces formalités d’usage, les militaires, mais aussi les élus locaux (maires et adjoints des communes couvertes par la compagnie), départementaux et nationaux (Chantal Guittet, députée de la cinquième circonscription), se sont rassemblés sous l’abri d’une tente déployée. L’occasion, pour le colonel Pegourié, de rappeler le parcours professionnel de Yann Marchal (40 ans), « tellement bardé de diplômes », dont ceux d’ingénieur et de spécialiste en chimie moléculaire, qui lui ont ouvert les portes de l’institut de criminologie de la gendarmerie nationale.

Là où sont méticuleusement analysés les échantillons prélevés sur les lieux de crimes et qui pourront servir à confondre un auteur.

Relais des préoccupations de la population

Un profil technique « d’autant plus intéressant, dans le cadre d’une procédure pénale de plus en plus complexe », a souligné le procureur de la République, Éric Mathais. Partisan de l’interactivité entre ses services et les officiers de police judiciaire amenés à enquêter sur le terrain, le chef du parquet de Brest invite aussi les gendarmes à lui remonter les préoccupations de la population : « Nous pouvons y adapter notre action ». Dans le secteur, on pense avant tout aux cambriolages.

Au côté du personnel

« Je suis déterminé à mener toutes les missions, dans la proximité, le dialogue ou la répression, pour préserver la qualité de vie et la tranquillité qui forment les caractéristiques de cette circonscription de Landerneau », a assuré Yann Marchal. N’omettant pas de saluer le professionnalisme et les compétences « des militaires sous (s) es ordres depuis deux mois », ni la compréhension de leurs familles, Yann Marchal sachant de quoi il parle puisqu’il est marié et père de trois jeunes enfants. « Le commandement d’une compagnie suppose une grande attention à la connaissance humaine. Il faut être au côté du personnel », a chaudement recommandé le colonel Pegourié. Message reçu cinq sur cinq. Yann Marchal tâchera de l’appliquer pendant ces quatre prochaines années, délai habituel d’occupation du poste de commandant de compagnie.

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