Gendarmerie : un travailleur social accueille les victimes

L'adjudant-Chef Pascal Loiseau et Alban Onillon.

L’adjudant-Chef Pascal Loiseau et Alban Onillon. |

Alban Onillon,

intervenant à la brigade de gendarmerie.

Quel est votre rôle ?

Titulaire d’une maîtrise de psychologie clinique, je suis un travailleur social, dépendant de l’Association d’aide aux victimes, de contrôle judiciaire socio-éducatif, d’enquête de personnalité et de médiation pénale. L’ACJM a pour missions d’accueillir les victimes ou personnes en détresse sociale, d’évaluer la situation et la nature de leurs besoins, de donner une réponse par une écoute attentive et professionnelle et d’informer sur les dispositifs sociaux et associations compétentes, en s’appuyant sur un réseau de partenaires.

À quel public vous adressez-vous ?

A toute personne victime d’une agression qu’elle soit physique, mentale ou matérielle. Il peut aussi bien s’agir de violences au sein de la famille que sur la voie publique, de conflits en cas de garde d’enfants, de parents désorientés par le comportement d’enfants, etc. Toute personne qui franchit la porte de la brigade de gendarmerie et qui vient chercher de l’aide, doit trouver une réponse, de la bienveillance et un cadre sécurisant en toute confidentialité. Depuis le début 2014, nous avons rencontré 26 personnes que nous avons écouté et orienté vers les services les mieux adaptés à leur situation. J’organise également des stages d’information et discussion pour les auteurs de violences, les problèmes de stupéfiants ou de manquements à la citoyenneté. Cela peut être des alternatives aux solutions pénales.

Pourquoi à la brigade de gendarmerie ?

Nous intervenons au sein des gendarmeries et commissariats de police et à Carentan, le référant est l’adjudant-chef Loiseau et nous travaillons en très bonne collaboration. Être dans la brigade nous permet une grande proximité avec les personnes reçues. Le financement de nos missions est assuré par la Ville de Carentan, le conseil général et la préfecture.

Permanences, 2e et 4e lundis de chaque mois et sur rendez-vous au 02 33 19 05 80 et à la brigade de gendarmerie.

Source : Ouest-France

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.