A.M.G.O.T. : Gouvernement militaire de l’armée des États-Unis en France

« Celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre »

« Ceux qui ne se souviennent pas du passé sont condamnés à le répéter »

« Être un ennemi des États- Unis est dangereux, mais être son ami est fatal »

https://information.tv5monde.com/international/6-juin-1944-lautre-bataille-de-la-france-1433

L’AMGOT (pour Allied Military Government of Occupied Territories, ou en français : Gouvernement militaire allié des territoires occupés) était un organisme militaire anglo-américain prévu pour administrer les pays libérés ou vaincus à la fin de la Seconde Guerre mondiale. [1, 2, 3]

Le gouvernement militaire de l’armée des États-Unis en France (en anglais : Allied Military Government of Occupied Territories, AMGOT) est un organisme créé conjointement par les États-Unis et le Royaume-Uni dans le but d’administrer la France, ainsi que les futurs vaincus (Italie, Allemagne et Japon), après leur Libération.

En France, ce projet est empêché par la formation et l’action du gouvernement provisoire dirigé par le général Charles de Gaulle, auparavant chef de la France libre puis du Comité français de libération nationale.

Objectifs et fonctionnement

  • Administration militaire : Diriger provisoirement les territoires libérés en remplaçant ou en contrôlant l’administration civile.
  • Contrôle monétaire : Imprimer et émettre une monnaie d’occupation spécifique (les « fausses » ou « AM-lires » en Italie, ou des billets libellés en francs en France).
  • Souveraineté suspendue : Écarter temporairement les autorités locales pour placer le pays sous tutelle alliée

Le cas de la France

  • Projet américain : Dès 1942-1943, le président américain Franklin D. Roosevelt, méfiant envers le général de Gaulle, envisage d’appliquer l’AMGOT à la France comme s’il s’agissait d’un territoire ennemi ou à tutéliser. [1, 2, 3]
  • Rejet et échec : Le général de Gaulle et le Gouvernement provisoire de la République française (GPRF) s’opposent farouchement à ce plan, refusent la monnaie émise par les Américains et imposent leurs propres préfets et commissaires sur le terrain. [1, 2, 3]
  • Reconnaissance : Face à la résistance française et à l’administration déjà en place, les États-Unis finissent par reculer et reconnaissent officiellement le gouvernement de De Gaulle à l’automne 1944. [1]

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