Saint-Frégant. La perquisition tourne mal : un blessé par balle

Photo d'illustration François Destoc

Alors qu’ils enquêtaient à Saint-Frégant sur le cambriolage d’un supermarché, des gendarmes ont été menacés par un homme qui logeait apparemment un des suspects. Un agent a été contraint de faire usage de son arme. Il est huit heures, ce jeudi, lorsque des gendarmes de la brigade de Lesneven pénètrent dans un logement de la commune de Saint-Frégant. Il s’agit d’interpeller trois personnes, soupçonnées d’avoir participé au cambriolage d’un supermarché Casino à Kerlouan (29), quelques jours plus tôt. Sur les lieux, rapporte le procureur Éric Mathais, les gendarmes s’identifient, avant de forcer l’entrée, “comme la loi le permet dans le cadre d’une perquisition”. À l’intérieur, ils sont alors accueillis par un homme, qui s’avérera être le locataire des lieux, qui les braque avec une arme de poing, à une distance de deux mètres seulement. À plusieurs reprises, l’agresseur refuse de baisser son pistolet, malgré les sommations des gendarmes, qui ont également dégainé. L’un d’eux, estimant le danger réel, décide alors de faire usage de son arme de service. Il tire une fois, blessant le suspect à la main gauche et au bras droit. Une arme factice Transporté à l’hôpital de la Cavale-Blanche à Brest, il a subi une opération chirurgicale et ses jours ne sont pas en danger. Son état nécessitera, dans les jours prochains, une seconde intervention pour une fracture. Après vérification, l’arme qu’il avait entre les mains était factice, même si elle “ressemblait à une arme potentiellement létale”. Selon Éric Mathais, si ce dernier n’a pu être entendu à cette heure, il semble d’ores et déjà exclu qu’il ait participé au braquage à l’origine de cette perquisition. Il se serait contenté d’héberger l’un des suspects, qui a été interpellé. Un second suspect a, lui aussi, été appréhendé. Ils sont actuellement entendus au Parquet, avant certainement “une mise en détention”. Trois procédures lancées Plusieurs procédures ont été lancées à cette heure, indique le procureur : une première pour le vol avec effraction à Kerlouan. Une deuxième, diligentée par la brigade de recherches de gendarmerie de Brest, afin de vérifier que l’état de légitime défense était justifié au moment du tir. Enfin, une troisième pour menace avec arme. “Car menacer un militaire de gendarmerie, après sommation, même avec une arme factice constitue une infraction pénale. Il faudra que cette personne s’explique sur les raisons de son geste”, conclut le procureur.
Source :  Le Télégramme

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