Vannes. La gendarmerie mise sur des contrôles routiers ciblés

Les gendarmes ne seront pas toujours en tenue sur les routes du Morbihan. Ils feront aussi des contrôles en civil. "Ils en ont le droit", rappelle le colonel Ropars.

Les gendarmes ne seront pas toujours en tenue sur les routes du Morbihan. Ils feront aussi des contrôles en civil. “Ils en ont le droit”, rappelle le colonel Ropars. | Archives-Maël Fabre

La gendarmerie du Morbihan souhaite faire évoluer les comportements sur la route et pas seulement par la répression, tout autant la transparence sur les contrôles.

La gendarmerie du Morbihan a présenté officiellement, ce mardi matin, sa stratégie des contrôles routiers. Elle vise à convaincre le s conducteurs que “les accidents ne sont pas une fatalité et que les comportements dangereux sont souvent générés par des habitudes, parfois de mauvaises habitudes”.

Visibles et non visiblesLe plan repose sur trois axes : la prévention-communication-répression; la surveillance renforcée d’axes routiers ciblés ; le déploiement ponctuels et programmés de dispositifs visibles et non visibles mixant l’intervention de gendarmes en tenue et en civil.

L’alcool dans 37 % des accidents mortels Cette stratégie part des constats de terrain des militaires, de l’analyse de chacun des accidents routiers, leur positionnement géographique, horaires, origine. « En 2015, sur les 35 accidents mortels relevés dans le département, l’alcool est en cause dans 37 % des cas, la vitesse dans 31 %, le refus des priorités dans 7 % », relève le capitaine Arnaud Durussel, chef de l’escadron départemental de Sécurité routière.

Dans un rayon de 30 km autour du domicileLa gendarmerie note que, dans un département touristique comme le Morbihan, « la plupart des accidents graves ou mortels surviennent dans un rayon de 30 km autour du domicile des personnes impliquées. Les victimes ne sont pas des délinquants routiers, mais bien M. et Mme Toutlemonde. »

Un gendarme peut en cacher un autreD’où la volonté d’agir « sans prendre les gens par surprise, par plus que par la peur du gendarme, appuie le colonel Erwann Ropars, patron des gendarmes du département, mais par des dispositifs transparents. Nous annonçons où nous sommes, y compris sur les réseaux sociaux, via la presse,la  page Facebook de la gendarmerie. Et nous prévenons que derrière un gendarme en tenue, on peut aussi trouver un gendarme en civil. »

Ces contrôles programmés se font sur des axes ciblés, choisis en fonction d’une accidentologie repérée. « Ils ne sont pas au détriment des autres axes », poursuit le colonel Ropars.

Source : Ouest France

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