Une folle course-poursuite entre les gendarmes et un jeune chauffard

Un jeune homme de 21 ans a semé à trois reprises les gendarmes à une vitesse folle le 30 octobre, après s’être soustrait à un contrôle de routine. Il n’avait plus le permis, n’était pas assuré, et conduisait un véhicule théoriquement immobilisé… Il ne s’est rendu que plusieurs jours plus tard.

Le jeune homme a pris la fuite en apercevant le contrôle des gendarmes. Photo d’illustration

Le jeune homme a pris la fuite en apercevant le contrôle des gendarmes. Photo d’illustration

«  C’est un suicide judiciaire.  » Dans la bouche de l’avocate de la défense, la phrase prend encore plus de sens. Son client, qu’elle présente volontiers comme «  un vrai petit con  », a multiplié les infractions et mis la vie de plusieurs personnes en danger le 30 octobre. Alors qu’il venait d’intégrer le domicile de son père pour justement se mettre au vert…

Ce jour-là, Vincent Masset voulait rendre visite à sa petite amie à Achiet-le-Grand. Son seul moyen de transport : sa voiture, immobilisée depuis plusieurs semaines par la justice après une succession de délits routiers, parfois couplés d’une consommation de drogue. Le jeune homme est passé outre. Tant pis si le véhicule n’était plus assuré, si le contrôle technique n’était pas en règle et si son permis était suspendu…

Un départ en trombe, en marche arrière

Sauf que sur la route, il est tombé sur un contrôle de gendarmerie à Metz-en-Couture. Le Bapalmois a feint d’enclencher son clignotant avant d’accélérer… Pas très malin, puisque les gendarmes ont relevé la plaque d’immatriculation, interrogé le père de famille et trouvé l’adresse de la petite amie à Achiet-le-Grand.

C’est là que la vraie course-poursuite commence. Le jeune homme, stationné devant le domicile, part cette fois en trombe, en marche arrière et en sens interdit. Il traverse les villages à une vitesse folle. Deux gendarmes postés à Bihucourt sont obligés de plonger pour l’éviter. «  Des automobilistes se sont écartés et s’arrêtaient sur le bas-côté pour ne pas être percutés par votre voiture  », rapporte la présidente Élise Hibon.

« La mise en danger est très grave »

Vincent Masset roulait visiblement à plus de 100 km/h. En pleine agglomération. «  La mise en danger est très grave, vous auriez pu comparaître pour homicide involontaire  », s’emporte la procureure. Le jeune homme a déposé sa petite amie à Cambrai et s’est volatilisé plusieurs jours dans la nature, téléphone coupé. Son père a fini par le convaincre de se rendre pour ne pas aggraver son cas. «  Est-il capable de percevoir tout ce danger ? Je ne suis pas sûr (…) Il est d’une immaturité totale  », dira encore son avocate, pour prôner un accompagnement plutôt qu’une peine de prison ferme.

Il écope finalement de huit mois de prison, dont cinq avec sursis et mise à l’épreuve de 18 mois, avec maintien en détention. Il devra aussi payer 850 euros d’amendes pour les infractions, son véhicule est confisqué et son permis annulé.

Source : La Voix du Nord

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