Travaux à Sablé. Une machine dévore l’ancienne gendarmerie

L’engin de chantier démolit le bâtiment où logeaient les gendarmes auparavant.

L’engin de chantier démolit le bâtiment où logeaient les gendarmes auparavant. | Ouest-France

Une grignoteuse démolit les 3 000 m2 de bâtiment où travaillaient et vivaient autrefois les gendarmes. L’avenir du site, qui accueillera des logements sociaux, est incertain.

La gueule de la bête mange les sols, les plafonds et les cloisons. La bête, c’est une grignoteuse, un engin de chantier capable de démolir des bâtiments de trois étages, comme celui de l’ancienne gendarmerie de Sablé, ce mercredi.

Les bâtiments ne résistent pas

Au bout d’un bras articulé long d’environ 4 mètres, la machine, semblable à une pelleteuse, déploie deux mâchoires surpuissantes. Quand elles entrent en collision, saisissent des morceaux de toit, les coups de butoir heurtent les tympans. Les anciens logements des militaires, situés sur l’avenue François-de-Nicolay, ne résistent pas.

Une grignoteuse mange l’ancienne gendarmerie par OuestFranceFR

La démolition de l’ex-gendarmerie, 3 000 m2 de plancher, a commencé début décembre. L’engin s’est d’abord attaqué au bâtiment d’accueil et de bureaux. Après une phase de désamiantage, entamée mi-octobre. Le site sera parti en fumée d’ici la fin de l’année, une fois les gravats évacués. Mais la démolition du dernier bâtiment encore debout, les logements, sera terminée ces jours-ci.

La grignoteuse dévore le bâtiment si vite que cela semble presque facile. « Elle écrase le béton pour le séparer de la ferraille. Et tournicote pour enrouler le métal », explique le Éric Madelain, le chef de chantier. Les gravats, ainsi triés, s’amoncellent.

« Ça peut s’écrouler »

Aux commandes de la grignoteuse, Vincent Desèvres. L’engin prend le pignon d’assaut. « S’il va trop loin, ça peut s’écrouler. Mais le chauffeur a l’habitude. »

Le toit résiste. La machine donne alors de grands coups de tête sur le coin du toit. Qui plie finalement, dans un nuage de poussière, aussitôt réduit par de l’eau pulvérisée par l’engin.

Monstre d’acier

Ce monstre d’acier de 40 à 45 tonnes engloutit jusqu’à 500 litres de fioul par semaine sur ce chantier.Une quantité qui appâte les voleurs. Le chef de chantier avoue que le site vient d’être visité. Mais un système de sécurité a empêché le vol du carburant.

Jugée trop petite, l’ancienne gendarmerie avait été désertée en décembre 2011, après le déménagement des militaires. L’État, qui a vendu le site à la Ville en 2013, contraint la mairie à intégrer des logements sociaux à son projet. Des services et des commerces pourraient aussi voir le jour dans à cet endroit jugé stratégique par la Ville.

Autre chantier, mené en parallèle : le bâtiment situé à gauche, sur le site de la Tussonnière, est démoli.

Source : Ouest-France

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