Seine-Saint-Denis. Un gendarme est nommé proviseur adjoint d’un lycée, les enseignants feront grève

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Le lycée Maurice-Utrillo à Stains en Seine-Saint-Denis. | CAPTURE ÉCRAN GOOGLE STREET VIEW.

Durant trois ans, un gendarme occupera le poste de directeur adjoint au lycée Maurice-Utrillo à Stains (Seine-Saint-Denis). Il sera en charge de la sécurité dans cet établissement qui a connu des épisodes de violence il y a quelques mois. En colère, les enseignants ont décidé de faire grève le lundi 5 novembre.

Le profil du nouveau proviseur adjoint au lycée Maurice-Utrillo à Stains (Seine-Saint-Denis) ne fait pas l’unanimité. L’homme est un ancien chef d’escadron dans la gendarmerie de Rouen, en détachement à l’Éducation nationale pour trois ans.

Désigné par le rectorat, il sera en charge de la sécurité et prendra ses fonctions le lundi 5 novembre. Son emploi du temps sera partagé entre les missions classiques d’un directeur adjoint et un travail de collaboration avec les acteurs de la sécurité, rapporte Le Monde.

Des épisodes inédits de violence

Cette décision fait suite à des épisodes de violence inédits, survenus en mars 2018 dans le lycée de 1250 élèves. Agression d’un élève au marteau, règlements de comptes entre jeunes munis de machettes ou de tournevis… Des événements peu communs qui se sont déroulés à l’extérieur de l’établissement. Cette décision du rectorat a suscité la colère des enseignants qui ont décidé de faire grève le jour de la rentrée.

« En quoi cette réponse immédiate aux violences exceptionnelles des élèves va-t-elle nous aider ? Comment un gendarme pourra-il enrayer ces violences ? Déviera-t-il les machettes ? Arrêtera-t-il les marteaux ? » écrivent les enseignants dans une tribune du Bondy Blog intitulée « L’école publique ne sera jamais l’antichambre du commissariat ». « Les métiers de l’éducation ne s’improvisent pas. Il ne suffit pas d’être gendarme pour y accéder. Nous le savons mieux que personne, et personne ne nous écoute. »

Alors que le plan contre les violences à l’école est attendu à la mi-décembre, la présence physique d’un policier ou gendarme au sein des établissements fait débat. La décision de faire appel à un gendarme au lycée Maurice-Utrillo aurait été prise « bien avant les annonces de Christophe Castaner et de Jean-Michel Blanquer » précise le rectorat.

Source : Ouest-France

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