Sécurité routière. La gendarmerie innove


En cause dans 31 % des accidents mortels en 2015, la vitesse fera l’objet de contrôles renforcés, visibles et non visibles.

Ce mardi, la gendarmerie du Morbihan a présenté son nouveau plan pour lutter contre l’insécurité routière. Cette stratégie des contrôles routiers va notamment accélérer le développement des dispositifs visibles et non visibles.

Le nouveau mode d’action de la gendarmerie du Morbihan a été présenté hier matin et repose sur trois points : le triptyque prévention, communication et répression (des opérations de contrôles routiers seront annoncées via la presse ou les réseaux sociaux); la surveillance renforcée d’un axe fortement touché par les accidents ; les dispositifs visibles et non visibles.

Récemment testés sur la D768 qui relie Pontivy à Quiberon, ces dispositifs visibles et non visibles vont être étendus au département, dans les zones dites « accidentogènes ».

Gendarmes visibles et non visibles combinés

Le principe : des interventions en tenue, puis en civil, pourront être effectuées au même endroit et à des moments différents. « C’est complètement novateur, assure le capitaine Arnaud Durussel, chef de l’escadron départemental de sécurité routière. Il s’agit de combiner des postes visibles et non visibles.

On a d’abord constaté que lorsque l’on est présent en tenue, il y a peu d’infractions. Puis, la semaine suivante à des horaires identiques et au même endroit en civil, le nombre d’infractions est multiplié par dix ».

Inculquer aux conducteurs qu’un contrôle n’est jamais isolé et qu’« un gendarme peut en cacher un autre », tel est l’objectif des gendarmes, qui cherchent également l’adhésion de la population. « Les responsables et les victimes d’accidents de la route ne sont pas des fous du volant ou des personnes alcoolisées, mais Monsieur et Madame tout le monde. Il faut que les gens comprennent que notre seul objectif est celui de sauver des vies. On ne peut pas uniquement faire baisser le nombre d’accidents en augmentant la répression. On doit amener, par la pédagogie, les gens à changer leurs habitudes qui sont souvent mauvaises », ajoute le Colonel Erwann Ropars.

Dispositif renforcé ce week-end

Pour ce week-end de Pâques qui est traditionnellement l’un des plus chargés sur les routes, la gendarmerie va renforcer son dispositif.

En 2015, 34 personnes avaient perdu la vie sur les routes morbihannaises. L’alcool en était la cause dans 34 % des cas, la vitesse dans 31 %, les stupéfiants dans 7 % et les refus de priorité dans 7 %.

« Il y a le même constat pour les accidents corporels. Il n’y a pas de fatalité. Il faut un changement de comportement chez les conducteurs », conclut le capitaine Durussel.
Source : Le Télégramme

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