Maniquerville et Tourville-les-Ifs : la gendarmerie a procédé hier matin à un exercice hors normes : l’hélitreuillage d’équipes cynophiles

Sécurité. La gendarmerie a procédé hier matin à un exercice hors normes à Maniquerville et Tourville-les-Ifs : l’hélitreuillage d’équipes cynophiles avec attaque au mordant à l’arrivée au sol.

Maniquerville et Tourville-les-Ifs : la gendarmerie a procédé hier matin à un exercice hors normes : l’hélitreuillage d’équipes cynophiles
Briefing avant exercice : le mécanicien explique le maniement des harnais
Maniquerville et Tourville-les-Ifs : la gendarmerie a procédé hier matin à un exercice hors normes : l’hélitreuillage d’équipes cynophiles
Le mécanicien sur le patin de l’hélicoptère guide la manœuvre
Maniquerville et Tourville-les-Ifs : la gendarmerie a procédé hier matin à un exercice hors normes : l’hélitreuillage d’équipes cynophiles
Gendarme et chien sont soutenus par des harnais. Le rôle du maître-chien est de mettre en confiance l’animal

L’hélicoptère vient d’Amiens. Les équipes cynophiles de Fécamp, Dieppe, Évreux et Louviers. Douze hommes pour ces dernières et six chiens, pour leur grande majorité des malinois. C’est l’ancienne usine d’embouteillage de la Bénédictine, à Tourville-les-Ifs, qui sert de base de départ. Les gendarmes et leurs chiens seront ensuite hélitreuillés sur le toit de l’ancien centre Yvon-Lamour, à Maniquerville.

Premier briefing : le pilote et le mécanicien de l’hélicoptère expliquent longuement l’exercice et le maniement des harnais. Celui de l’homme et celui du chien. Puis, le comportement à adopter dans la cabine de l’hélicoptère. Celui de l’homme, celui du chien.

« Le plus compliqué à gérer, c’est évidemment la réaction du chien, commente le capitaine pilote de l’Écureuil de la gendarmerie. L’environnement est bruyant, vibre, le rotor de la machine apporte un afflux d’air, il y a des remous. C’est là que l’on perçoit tout le travail de confiance entre le maître et le chien. »

Quelques conseils encore avant le départ – un petit pipi du chien à l’extérieur vaut mieux qu’une marée de panique dans l’hélico – et la première navette décolle. Maître et chien sont dans la cabine. Il faut bien tenir l’animal dans ce milieu étroit et peu naturel : il n’y a pas de filet entre le siège du pilote et les sièges arrières. Le mécanicien fait barrage de son corps avant le vide pour éviter un saut intempestif du chien qui pourrait lui être fatal à plusieurs dizaines de mètres de hauteur.

À Maniquerville, chien et maître-chien sont suspendus sous la machine pour atterrir sur le toit du vieil immeuble Yvon-Lamour. À Quelques mètres du sol, l’homme tend un bras à l’horizontal pour signaler au mécanicien qui commande le treuil qu’ils vont toucher terre. Un gendarme les réceptionne. On retire le harnais et la muselière du chien qui, être de muscles, de crocs et de griffes, bondit vers le « méchant », un autre gendarme bardé de protections, dans l’exercice du « mordant ».

Le « posé d’assaut »

L’opération se répète pour tous les chiens. Pour certains, c’est la première fois qu’ils sont ainsi promenés dans les cieux, leur baptême de l’air. À chaque retour de navette, une équipe homme-animal reprend de l’altitude pour un autre exercice, celui du « posé d’assaut ». Cette fois, l’hélicoptère se pose et le chien s’élance directement de la cabine pour neutraliser un assaillant.

« Le mordant est important pour le chien : après le stress du vol, il travaille et évacue son adrénaline », souligne le pilote de l’hélicoptère.

Après trois heures de manœuvre, c’est le débriefing pour les gendarmes. L’opération s’est bien déroulée pour le capitaine Stéphane Madillac, de la compagnie de Fécamp et le gendarme Stéphane Eouzan, maître-chien au PSIG (Peloton de surveillance et d’intervention de la Gendarmerie) de Fécamp, les maîtres d’œuvre de cette journée.

« Chaque mois, nous organisons ainsi une réunion des équipes cynophiles de Haute-Normandie qui est également une réunion de formation, avec un conseiller technique. Nous nous entraînons autant au « mordant » qu’au pistage. Et chaque année nous organisons une autre réunion qui regroupe toutes les équipes cynophiles plus les trois groupes d’investigation d’Évreux. »

Les équipes cynophiles normandes ont des chiens éduqués pour la recherche de stupéfiant, le pistage, la défense et l’attaque, la recherche d’armes et de munitions et, plus surprenant, la recherche de billets de banque. « Dernièrement, sourit le capitaine Madillac, lors d’une opération chez des dealers, un chien est tombé en arrêt devant une porte. Nous l’avons démontée et, à l’intérieur de la porte, étaient dissimulées des liasses entières de billets. »

Les chiens s’ébrouent avant de rejoindre les cages aménagées dans les fourgonnettes des gendarmes. L’exercice est terminé pour ce matin. L’après-midi sera consacré à d’autres manœuvres, sur la terre ferme, de pistage.

Source : Paris Normandie

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