Rouen : le trafic d’une dealeuse stoppé par la police

Déjà repérée en juin 2016, une jeune femme fournissait une trentaine de clients du quartier Saint-Vivien

© Laurent LAGNEAU / France 3 Haute-Normandie

Sous le nez des gendarmes

Le 2 juin dernier, ce sont des gendarmes de la caserne Hatry (où se trouve l’état-major de la Région de gendarmerie de Normandie) qui avaient remarqué un étrange manège. Au pied de leur bureau, par une fenêtre donnant rue du général Sarrail, ils voyaient une jeune femme faire de fréquents allers et retours entre la place Saint-Vivien et un buisson situé devant l’entrée de la gendarmerie. Et à chaque fois, cette personne revenait du buisson avec quelque chose qu’elle remettait à quelqu’un qui attendait…
Suspectant des transactions de produits stupéfiants, les militaires avaient pris contact avec la police nationale (compétente pour intervenir en centre-ville de Rouen).

Interpellée, la jeune femme âgée de 23 ans avait sur elle deux grammes de résine de cannabis. Mais quant à l’héroïne découverte dans les buissons et conditionnée en plusieurs petits sachets prêts à la vente, la suspecte a déclaré que cela n’était pas à elle. Elle avait aussi nié toute activité de vente. Faute de flagrant délit, elle avait été remise en liberté.

A nouveau repérée

C’est la semaine dernière (mercredi 31 août) que la police va la retrouver. Un peu avant 21 heures, un équipage de la BAC (Brigade Anti Criminalité) en patrouille rue Armand Carel, aperçoit une jeune femme qui, pour entrer dans un immeuble, utilise un passe partout de la Poste (dont l’usage est réservé aux facteurs). Les policiers en civil interviennent très vite et interpellent la suspecte, qui, avant d’être contrôlée, tente de jeter par terre deux grammes de cocaïne.

Il s’agit de la même jeune femme que celle contrôlée un peu plus haut de la rue Carel en juin devant la gendarmerie. Elle est emmenée à l’hôtel de police de Rouen, placée en garde à vue et interrogée par les hommes de la brigade des stupéfiants qui la connaissent et la surveillaient depuis la  première affaire. Une perquisition est organisée à son domicile et permet de trouver 20 grammes de résine de cannabis et une balance électronique.

Connue dans son quartier

La brigade des stups a un dossier sur elle. De nombreux éléments qui permettent d’établir que cette jeune femme était connue comme étant “la dealeuse du quartier Saint-Vivien” auprès de laquelle on pouvait acheter cannabis, héroïne ou cocaïne.

Un peu plus de mille euros par mois

La suspecte finit par reconnaître se livrer à une activité de revente de produits stupéfiants, motivée, explique-t-elle, par un manque d’argent, étant sans revenus ni travail.
En un peu moins d’un an (depuis septembre 2015) elle avoue avoir eu une trentaine de clients et vendu 1,6 kilo de cannabis, 800 grammes d’héroïne, et 320 grammes de cocaïne.
Le tout pour un montant (global) estimé à 14.000 euros, soit (en moyenne) un peu plus de mille euros par mois…
Déférée le 2 septembre, la dealeuse est convoquée au tribunal le mois prochain.

Source : FR3 Normandie

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