Nozay Future gendarmerie : la copie est à revoir !

Lors du Conseil communautaire de la Région de Nozay (CCRN), un point a été fait sur le projet de nouvelle gendarmerie. Elus et gendarmes montrent des désaccords.

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La gendarmerie actuelle, route de Nantes à Nozay, est devenue trop petite et obsolète pour convenir aux effectifs des brigades.

C’est Gilles Calo, élu d’opposition à Nozay et à la CCRN, qui a posé la question de l’état d’avancement du projet gendarmerie. Un projet à l’étude depuis plusieurs années déjà.

Aujourd’hui, la commune de Nozay accueille une caserne abritant une brigade territoriale et un peloton autoroutier. Avec l’augmentation constante des effectifs, les bâtiments actuels sont trop étroits pour loger tous les gendarmes.

Face à ce constat, la CCRN a accepté le projet porté par la DGGN (Direction Générale de la Gendarmerie Nationale) : celui de la construction d’une caserne de gendarmerie sur un terrain de 15 000 m², entre la route d’Abbaretz et la route de Nort-sur-Erdre.

Un projet de près de 6 millions d’€

Le projet consiste à créer un bâtiment de service pour accueillir la brigade territoriale et la brigade motorisée en charge de la surveillance de la RN 137 entre Grand-Fougeray et Nantes. En outre, il est prévu la construction de nouveaux logements pour les gendarmes, comprenant 26 sous-officiers et 2 gendarmes adjoints.

Le coût total du projet a été estimé à 5,84 millions d’euros hors taxes. Les différents partenaires participeraient à hauteur de 1,12 millions d’euros seulement. Le reste étant à la charge de la CCRN.

Jean-Claude Provost, maire de Nozay et 1er vice-président communautaire, a indiqué qu’une réunion avait eu lieu le 29 avril, avec les différentes parties concernées : représentants de la Gendarmerie et de la Sela, l’organisme spécialisé dans la gestion de ce genre de projets d’aménagement en Loire-Atlantique et maître d’ouvrage pour cette future caserne.

Un premier plan hors budget

« Le projet présenté par le groupe de travail et l’architecte ne rentre pas dans le budget. L’architecte a donc retravaillé dessus en diminuant un peu les surfaces habitables. Celles-ci restaient malgré tout de dimensions tout à fait acceptables », relate Jean-Claude Provost. « Mais ce nouveau plan n’a pas été accepté par la Gendarmerie, car ça ne rentrait pas dans le cahier des charges bien précis qu’elle a…»

La CCRN ayant signé, pour ce projet, un contrat de promotion immobilière avec la Sela, voit son pouvoir d’intervention réduit. Toutefois, ce contrat lui garantit aussi le non-dépassement du budget approuvé au départ.

Ce qui signifie qu’en cas d’impossibilité à trouver un terrain d’entente sur un nouveau plan architectural, « on risque de devoir rebattre les cartes et repartir sur une nouvelle consultation auprès de bureaux d’études. »

Gilles Calo a souligné sa crainte de voir, du coup, l’architecte actuel présenter « un projet au rabais, pour rentrer dans le budget. Ce qui entraînerait rapidement des travaux de rénovation, qui seront à la charge de la Communauté de communes… ».

La maire de Saffré, Jocelyne Poulin, a pour sa part regretté : « C’est l’estimatif de la Sela qui était en dessous de la réalité… ».

Rester attentif à la qualité du bâtiment

Quoi qu’il en soit, Jean-Claude Provost a assuré que les élus en charge du dossier seraient très vigilants à ce que la qualité fondamentale des bâtiments ne pâtisse pas de cette contrainte budgétaire.

Une nouvelle réunion de travail était programmée ce mardi et le dossier sera réévoqué lors du prochain conseil communautaire, fin juin.

Source : L’Eclaireur

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