Notre-Dame-des-Landes: 5 interpellations pour séquestration

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Cinq personnes ont été interpellées sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) lundi et mardi à l’issue d’une enquête préliminaire qui a relevé des faits d’enlèvement et séquestration survenus à l’automne 2018, a appris l’AFP aujourd’hui de source judiciaire.

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Les cinq personnes, quatre hommes et une femme, ont été placées en garde à vue pour 48 heures, a indiqué la procureure de la République de Saint-Nazaire Sylvie Canovas-Lagarde. Les gardes à vue doivent se terminer demain matin. Quatre interpellations ont eu lieu lundi et la cinquième mardi sur la zone d’aménagement différé, rebaptisée « zone à défendre » par les opposants au projet d’aéroport qui devait être construit dans ce secteur rural situé au nord de Nantes.

En janvier 2018, le gouvernement avait décidé de mettre fin à ce projet, puis d’expulser au printemps les personnes installées sur place et qui refusaient de régulariser leur situation.

« Il s’agit de faits de violences aggravées avec ITT supérieures à huit jours, enlèvement et séquestration avec libération avant le septième jour et association de malfaiteurs », a détaillé la procureure au sujet de ces infractions présumées survenues à l’automne 2018. Une trentaine de personnes ont manifesté pendant environ une heure devant la compagnie de gendarmerie de Saint-Nazaire hier après-midi pour dénoncer les gardes à vue, a indiqué la gendarmerie.

Après les violentes évacuations du printemps, qui ont mobilisé environ 2.500 gendarmes, la situation est restée calme sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Les voies de circulation qui avaient été bloquées par des opposants au projet d’aéroport ne sont plus entravées et les terrains où devait se construire l’infrastructure sont en train d’être rétrocédés aux propriétaires.

Source : Le Figaro

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