Mise aux enchères 2.0 de l’ancienne gendarmerie

La gendarmerie de Rimont a fermé en 2014./ Photo DR.
La gendarmerie de Rimont a fermé en 2014./ Photo DR.
 

Le conseil départemental a décidé de vendre les anciens locaux de la gendarmerie à Rimont. Et c’est sur le site internet de mise aux enchères Agora store que cela se passe. Une première!

Gendarmerie cherche nouveau propriétaire. Depuis que la brigade a quitté Rimont, officiellement le 1er août 2014, les locaux sont vides… Le conseil départemental a décidé de s’en séparer en passant par une plateforme de mise aux enchères sur Internet, Agora Store. Une première !

Au département, on indique avoir proposé le lot à la mairie du village ainsi qu’à l’office HLM. Et pour cause, le bien se compose d’un bâtiment principal de 376 m² au sol (et trois étages avec six logements), d’une annexe de 66 m² à usage de garage, buanderie et soute à essence, d’un jardin de 765 m², une cour de service de 1 510 m² et un espace vert de 300 m². Mise à prix 280 000,01 €. Pour le conseil départemental, pas question de brader ce bien : «C’est un bien public, il appartient donc à tous les Ariégeois.» L’objectif, à terme, est de reverser les bénéfices de cette vente dans des projets solidaires, profitant donc aux habitants du territoire. Top départ pour ces enchères 2.0 le 20 juin ! Cette fois-ci, l’histoire des képis à Rimont semble bien finie…

L’histoire des képis Rimontais

Pourtant, au village, on s’est battu pour la brigade ! Les locaux à la vente sont ceux construits en 1951. Sept ans après la Libération, sept ans après la destruction du village par les Allemands. «La brigade a compté jusqu’à six gendarmes et leurs familles, se souvient Pierre Soula, maire du village de Rimont de 1981 à 2014. Ce bâtiment, c’est un des plus grands de la commune». L’ancien premier édile poursuit : «Dans les années 1980, il y avait des jeunes gendarmes isolés, et sans famille. Mais certaines se sont formées avec de jeunes Rimontaises…»

Au fil du temps, le nombre de képi passe de six à cinq, puis à quatre. «Il y a une dizaine d’années, il y a eu la première phase de suppression des deuxièmes brigades de canton, rappelle Pierre Soula. Grâce à notre situation géographique, mais aussi à la lutte que nous avons menée, notamment avec les parlementaires, nous avons réussi à sauver notre brigade, alors que Bélesta perdait la sienne.» Cette fois, la page se tourne. Mais les souvenirs, eux, restent. Pour l’ancien maire, le plus marquant demeure ce soir de 1983. «Le brigadier adjoint est venu me sortir du lit. Un homme saoul s’était retranché chez lui. Nous avons essuyé un tir. Ils ont dû aller le déloger manu militari. J’ai dû prendre un arrêté pour un internement d’office à l’hôpital de Rozès. J’étais jeune maire, je m’en souviens comme si c’était hier.» Il conclut : «La disparition de la gendarmerie, on y était préparé, mais forcément, ça laisse un vide.»

Ensemble immobilier de Rimont, description et photos sur www.agorastore.fr

Le chiffre : 280 000

euros > Mise à prix. L’ancienne gendarmerie est mise à prix à 280 000,01 euros. Le lot d’une superficie de 3017 m2 comporte un bâtiment principal avec quatre T4 et deux T3, un bâtiment annexe et des terrains extérieurs. Pour les personnes intéressées, les enchères sur le site Agora store auront lieu du 20 au 30 juin. La condition sine qua none pour pouvoir enchérir est d’avoir visité au préalable le bien. Pour cela, il faut prendre rendez-vous après du conseil départemental au 05 61 02 09 09.

Source : La Dépêche

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *