Hermanville-sur-Mer : alcoolisé et armé, il agresse deux gendarmes

Hermanville-sur-Mer : alcoolisé et armé, il agresse deux gendarmes

Le tribunal de grande instance de caen.
© Tendance Ouest / BJ

Le 26 avril 2016 à 19h, à Hermanville-sur-Mer, au nord de Caen, une femme appelle la gendarmerie au sujet d’un différend conjugal, ajoutant que son conjoint est fortement alcoolisé et armé.

Le 26 avril 2016, à 19h, à Hermanville-sur-Mer, la gendarmerie reçoit l’appel d’une femme pour un différend conjugal. Elle précise que son conjoint est fortement alcoolisé et armé. A l’arrivée des gendarmes, l’homme remet discrètement un pistolet à son père, venu tenter de le calmer.

“Je vous retrouverai quand vous serez en civil !”

Néanmoins, il conserve sur lui un couteau de chasse et une arme de poing. Il les insulte copieusement et leur lance: “Vous n’avez rien à foutre chez moi ! Je vous retrouverai quand vous serez en civil !” Il donne ensuite un violent coup de tête à l’un d’entre eux. Il est mis en garde à vue, et l’éthylotest révèle 0,92 gramme d’alcool par litre de sang.

L’homme a été jugé le jeudi 2 juin par le Tribunal de grande instance de Caen pour rébellion et outrage à des personnes dépositaires de l’autorité publique, ainsi que pour détention non autorisée d’armes. A la barre, le prévenu, marin pêcheur, affirme qu’il n’a pas une consommation régulière d’alcool, mais qu’il lui arrive parfois, en rentrant de mer, d’aller boire dans les bars.

“Il voulait mettre le feu”

Lors de l’enquête, sa femme explique que ce soir-là, déchaîné, insultant, il avait renversé du rhum sur la table et voulait y mettre le feu, ainsi qu’au mobilier. “Il a déjà eu ce genre de crise, en sept mois de vie commune. Il est méconnaissable, même physiquement. Dans ces cas-là, j’appelle ses parents qui viennent apaiser la situation. Mais maintenant, j’ai trop peur. Il échappe au contrôle familial. Je ne veux plus subir ça”.

Quatre mois avec sursis

Son casier judiciaire comporte deux condamnations dues à l’alcool. Le procureur a requis cinq mois de prison avec sursis, argumentant que la sanction devait servir à protéger cette famille et à ôter au prévenu l’envie de se recommencer. Il écope finalement de 4 mois de prison avec sursis assorti de 24 mois de mise à l’épreuve. Obligation de soins et interdiction de débits de boisson lui sont faites. De plus ses armes lui ont été confisquées.

Source : Tendances Ouest

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