Meuse : un nouveau chef pour le groupement de gendarmerie

Le lieutenant-colonel André Gastebois est le nouveau commandant du groupement de gendarmerie de la Meuse.

Une carrière commencée dans l’armée de Terre, avant de la poursuivre dans la gendarmerie. Photo Jean-Noël PORTMANN

Une carrière commencée dans l’armée de Terre, avant de la poursuivre dans la gendarmerie. Photo Jean-Noël PORTMANN

Si la cérémonie de prise de commandement aura lieu plus tard, a priori à la mi-septembre, le lieutenant-colonel André Gastebois est déjà à son poste. Depuis le 1er août, c’est lui le nouveau commandant du groupement de gendarmerie de la Meuse ; lui qui dirige presque 400 gendarmes répartis dans le département.

Il arrive de l’école des officiers de Melun où il a été durant deux ans responsable de promotion. Désireux d’effectuer une carrière militaire, cet homme de 43 ans, marié et père de 5 enfants, ne se destinait pas forcément à rentrer dans la gendarmerie. D’ailleurs, diplômé de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr, qu’il avait intégrée en 1995 après une licence de droit, il a d’abord servi au sein de l’armée de Terre pendant quatre ans, dans les transmissions : « Ce qui m’a donné l’occasion de partir en Opex en Bosnie-Herzégovine. »

Guyane, Guadeloupe et Corse

C’est en 2002 qu’il a souhaité donner une nouvelle orientation à son parcours professionnel, en intégrant, au grade de capitaine, l’école des officiers de la gendarmerie de Melun pour une année de formation. À sa sortie, il s’est vu confier, pendant trois ans et demi, la tête de l’escadron mobile de Mamers, dans la Sarthe. Poste au cours duquel il a mené des déplacements en Guyane, en Guadeloupe et par deux fois en Corse. De janvier 2007 à l’été 2010, il était chef d’une compagnie à Millau, dans l’Aveyron.

Stagiaire de la 18e promotion de l’école de guerre après, il a rejoint, à l’issue, la direction générale de la gendarmerie : « Affecté au bureau du recrutement, j’étais en charge de la sélection des sous-officiers. » Et avant la nomination en Meuse, il y a eu l’EOGN.

La conduite opérationnelle comme la gestion managériale, le lieutenant-colonel Gastebois connaît donc très bien, et il le faut pour diriger un groupement. « Mes missions ? Assurer la sécurité publique et l’ordre public, sous l’autorité administrative ; la police judiciaire, là, sous l’autorité judiciaire. S’ajoutent la problématique RH (ressources humaines) et le suivi des personnels », évoque-t-il.

Vu la structuration du territoire, avec deux axes qui le traversent d’Ouest en Est, au Nord (A4) et au Sud (RN4), il sait que la sécurité routière et le contrôle des flux constituent deux sujets d’importance. « Cela pouvait paraître anecdotique il y a encore quatre ans, plus aujourd’hui, mais les 19 kilomètres de frontière avec la Belgique représentent un point de vigilance accru », précise-t-il.

Nécessaire adaptation

Si elle a été élaborée par son prédécesseur, il doit mettre en œuvre la réorganisation validée. « Tout se fait sans perte d’effectifs », indique-t-il, « le groupement en a même gagné quelques-uns avec la création de deux groupes de contrôle des flux : à Ligny-en-Barrois et Montmédy. La gendarmerie s’adapte pour coller au plus près aux questions de délinquance. Les bassins de population évoluent, la carte de la délinquance change, on l’analyse et on en tient compte. Tout en restant attentif à ne délaisser personne. »

Il l’assure, la proximité demeure une préoccupation, d’autant plus grâce aux nouveaux moyens de communication. Dans le cadre du programme NéOGEND, toutes les unités sont équipées d’outils, tablettes dès à présent, smartphones dans le futur, qui vont leur permettre de travailler en mobilité et de se déplacer plus facilement chez les gens. « La proximité demeurera la même. » Le nouveau patron du groupement l’affirme.

Le lieutenant-colonel Gastebois est issu de la promotion Colonel Cazeilles (1995-1998) de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr. Du nom de ce soldat mort près de Rembercourt-aux-Pots lors de la campagne de France, en chargeant à la tête du 21e Régiment d’Infanterie coloniale le 15 août 1940. « Je me souviens qu’avec mes camarades, nous avions, en 1997, sauté en parachute aux abords du village », raconte le nouveau commandant du groupement de gendarmerie. S’il n’a jamais pu assister à la cérémonie qui, chaque année, rend hommage au colonel Cazeilles, il l’envisage en juin prochain.

D’autres arrivées

D’autres changements à noter au sein de groupement de gendarmerie : – Venu de Corse, le chef d’escadron Magne devient officier adjoint de commandement. – Précédemment à Rouen, le chef d’escadron Jakubowicz est nommé officier adjoint de police judiciaire. – Après l’escadron de gendarmerie mobile de Wissembourg, le lieutenant Lanneaux prend la direction de la brigade départementale de renseignement et d’information judiciaire.

François-Xavier GRIMAUD

Source : L’Est Républicain

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.