Meurtre de Brest. La victime identifiée

Le corps de la victime avait été retrouvé tôt vendredi près de la mairie de Brest.
Le corps de la victime avait été retrouvé tôt vendredi près de la mairie de Brest.
Au lendemain du meurtre, le mystère reste entier sur les circonstances qui ont conduit à la mort de cet homme, retrouvé près de la mairie centrale de Brest, aux aurores de vendredi. Reste que dorénavant, le mort a un nom : il s’appelait Christian Dhookit, avait 47 ans et était de nationalité mauricienne. Selon nos informations, il était établi à Brest depuis janvier. Il avait quitté Paris pour rejoindre sa fille de 22 ans mais n’avait pas de domicile fixe. Il était connu de la justice et était passé récemment en comparution immédiate pour des violences.

Un mobile inconnu

L’autopsie pratiquée hier a aussi révélé la cause de son décès brutal. L’homme a été frappé au crâne et au visage, et a succombé d’une hémorragie cérébrale. Il n’y a pas eu de coup de feu ou d’utilisation d’arme blanche. Les traces de brûlure constatées, importantes sur le haut de son corps, seraient alors sans rapport immédiat avec les causes directes de sa mort. Le parquet de Brest refuse d’indiquer si elles sont le signe d’un geste ayant pour but de ralentir l’identification du malheureux.

Par ailleurs, le corps de la victime n’a pas été mutilé, indique le procureur de Brest, Éric Mathais.

Pour le reste, les enquêteurs restent d’un mutisme total. Tout juste est-il possible de dire que l’homme a effectivement été tué durant la nuit de jeudi à vendredi, peu de temps avant la découverte de son corps. Sur le lieu de la macabre découverte ou ailleurs ? Pas de réponse. Pas de réponse non plus sur le mobile qui a conduit le ou les agresseurs à donner la mort à Christian Dhookit.

Appel à témoins

Toutes les pistes sont ouvertes à cette heure, et les enquêteurs invitent tout témoin disposant d’une information à se rapprocher de la police judiciaire en téléphonant au 02.98.43.77.77. Pour autant, il semblerait que le litige commercial sur des ventes de stupéfiants ne figure pas dans la liste des hypothèses prioritaires « mais nous ne l’excluons pas totalement » commente, laconique, le procureur Mathais. Il n’y a pas eu d’interpellations pour l’heure mais le parquet prévoit « une enquête difficile ».

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