Loi de programmation militaire : des militaires se montrent sceptiques sur son contenu

Vincent Desportes, général de division de l’armée de terre, et Jacques Bessy, président de l’Association de défense des droits des militaires, ont réagi jeudi sur franceinfo à la présentation de la loi de programmation militaire en Conseil des ministres qui prévoit un effort budgétaire équivalent à 2% du PIB.

14337050La BA 123 d’Orélans-Bricy, le 15 janvier 2018. (MAXPPP)

La loi de programmation militaire a été présentée, jeudi 8 février en Conseil des ministres, pour la période 2019-2025. Elle prévoit des dépenses de 295 milliards d’euros jusqu’en 2025, avec l’objectif d’un effort budgétaire équivalent à 2% du PIB à cette échéance. Sur la période 2019-2023, 198 milliards d’euros sont programmés, avec une progression annuelle du budget de 1,7 milliard d’euros.

“Des tas de bonnes choses ont été décidées mais on n’est pas encore là où il faudrait aller”, réagit Vincent Desportes, ancien directeur de l’École de guerre, général de division de l’armée de terre, contacté par franceinfo. Il rappelle que “nous étions dans une situation très difficile avec de profonds désarmements des armées. Ce délabrement a été arrêté et on est vers une remontée positive, estime-t-il. Donc, je crois qu’il faut s’en féliciter mais continuer à faire attention. Nous ne sommes pas au bout de nos affaires.”

“Un peu le catalogue de La Redoute”

Les 295 milliards d’euros vont “servir à restaurer l’armée. C’est dans la loi de programmation suivante que l’on pourra véritablement progresser. Là, on remet à plat les affaires. Il fallait absolument ça”, insiste Vincent Desportes. “Les nations ont un devoir vis-à-vis de leurs soldats. Il commence à être rempli. Il faut que la France retrouve des capacités de défense à la hauteur des menaces”, poursuit-il.

De son côté, Jacques Bessy, colonel de gendarmerie, président de l’Association de défense des droits des militaires (ADEFDROMIL), estime que “cette loi de programmation militaire, c’est un peu le catalogue de La Redoute”“On y trouve de tout, affirme-t-il. L’équipement individuel des soldats de l’armée de terre qui sont sur le terrain, c’est une très bonne chose.”

En revanche, sur les conditions de vie, Jacques Bessy se montre “très sceptique”. Ce ne sont pas les murs qui font les remparts de la cité, mais les hommes, comme a pu le dire un philosophe grec”, commente-t-il.

Source : FranceTVinfo

bandeau Asso APGNote de l’Association Professionnelle Gendarmerie (APG) : 

L’article de FranceTVinfo ci-dessus ne rapporte que très peu des propos échangés entre le Général Vincent Desportes et le Colonel Jacques Bessy. C’est pourquoi nous vous invitons à écouter attentivement l’interview “audio” que nous mettons à votre disposition ci-dessous.

Dans cette interview il est question de :

– Logements dégradés, de nouveaux treillis, de gilets pare-balles, du remplacement des Famas, du remplacement des VAB par des Griffons. Il est précisé que la Loi de programmation ne fera pas “avancer” l’armée mais lui permettra de combler des retards.

Jacques Bessy parle de l’amélioration du quotidien des soldats.  Il est très sceptique sur les conditions de vie de ces derniers. Il affirme “qu’il faut installer un véritable dialogue social “et pose la question “qu’a fait la hiérarchie militaire pour régler les problèmes du PACS des militaires et pour régler le scandale “LOUVOIS “ ?  Il ajoute “qu’il n’a pas vu les généraux s’engager la dedans” .

Pour écouter l’ITW  – Lien ci-contre (15mn40) : 12h11_loi_programmation_militaire_INFO–NET  

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