Les auteurs présumés du vol de deux fusils d’assaut jugés à Vienne vendredi

De gauche à droite, Florence Gouache, sous-préfète de Vienne, Jérôme Bourrier, procureur de la République, et le général Christian Dupouy, commandant la région de gendarmerie Auvergne-Rhône-Alpes.
De gauche à droite, Florence Gouache, sous-préfète de Vienne, Jérôme Bourrier, procureur de la République, et le général Christian Dupouy, commandant la région de gendarmerie Auvergne-Rhône-Alpes. © Radio France – Jacky Page

 

Trois personnes, présumées impliquées dans le vol de deux fusils d’assaut à La Verpillère jeudi dernier, seront jugées vendredi 10 février en comparution immédiate à Vienne. Le procureur de la République et les officiers de gendarmerie sont revenus sur les circonstances des interpellations.

Le 2 février, des militaires du 4e régiment de chasseurs de Gap, qui reviennent d’une mission de surveillance Sentinelle à Paris, font une halte pour déjeuner à La Verpillère. A leur retour sur le parking du restaurant, ils découvrent que leur fourgon banalisé a été visité par des malfaiteurs. Deux fusils Famas avec quatre chargeurs vides, ainsi qu’un chargeur de 10 cartouches de pistolet automatique ont disparu.

Cette affaire a été résolue en trois jours. Le procureur de la République Jérôme Bourrier, la sous-préfète de Vienne Florence Gouache et des officiers de la gendarmerie, ont détaillé ce mercredi le déroulement de l’enquête.

L’alerte immédiate après le constat du vol a été suivie du déploiement d’importants moyens. Sur le terrain, 200 gendarmes ont ratissé les environs, recueilli les témoignages. Un hélicoptère a également été utilisé. Le véhicule des malfaiteurs, un Citroën Berlingo volé portant de fausses plaques, a été rapidement localisé à Villefontaine, le jour-même. Une rapidité déterminante pour l’enquête, souligne le général Christian Dupouy, commandant la région de gendarmerie Auvergne-Rhône-Alpes. « Les malfaiteurs, désorganisés par le déploiement de gendarmerie, n’ont pas eu le temps de détruire ce véhicule ».

Des empreintes et des traces d’ADN pour confondre les suspects

Conséquence : les services de police scientifique y ont trouvé une empreinte digitale et des traces d’ADN qui ont permis l’identification de deux individus bien connus de la justice. Ne restait plus qu’à dérouler l’enquête, interceptions téléphoniques, localisation. Pour finir par un coup de filet mené par les gendarmes de la Section de recherches de Grenoble, avec l’appui du GIGN dimanche et lundi à Villefontaine, Creys-Mépieu, Meyzieu et Bouvesse-Quirieu. Six personnes étaient interpellées, les armes et les munitions étaient récupérées.

Depuis, trois des six interpellés ont été mis hors de cause. Trois hommes ont été mis en examen le 8 février. Deux d’entre eux des chefs de recel de vol de véhicule, vol en réunion, détention d’armes de catégorie A en réunion. Le troisième pour recel de vol et détention d’armes de catégorie A. Le procureur de la République précise qu’ils ne savaient pas en commettant un vol à la roulotte dans le véhicule des militaires, qu’ils allaient y trouver des armes. Ils avaient sans doute l’intention de vendre leur butin. Les suspects appartiennent à la communauté des gens du voyage, et sont sédentarisés. Ils sont connus pour de nombreux faits de vols. Tous seront jugés vendredi 10 février en comparution immédiate au tribunal correctionnel de Vienne.

Source : France Bleu

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.