Le général Lavergne, chef du GSPR, mis en cause par les sénateurs dans l’affaire Benalla

lavergneLe colonel Lionel Lavergne (Capture d’écran Assemblée nationale).

La commission d’enquête sénatoriale sur l’affaire Benalla met en cause le témoignage du général de brigade Lionel Lavergne, commandant le Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) qui assure la sécurité rapprochée du chef de l’Etat.

Dans une lettre adressée au président du Sénat Gérard Larcher, la commission met également en cause les témoignages de deux autres hauts responsables à l’Elysée, Patrick Strzoda, directeur de cabinet d’Emmanuel Macron et Alexis Kohler, secrétaire général de l’Elysée. Elle soupçonne ces trois hommes de d”’omissions, incohérences et contradictions”.

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La commission d’enquête a par ailleurs demandé au Bureau du Sénat de saisir la justice pour “faux témoignage” de la part d’Alexandre Benalla et de Vincent Crase, tous deux en détention provisoire depuis mardi.

Concernant Patrick Strzoda, Alexis Kohler, et le général Lionel Lavergne, la commission assure qu’elle a reçu “d’utiles informations” de leur part mais qu’elle a “également mis au jour dans leurs déclarations un certain nombre d’omissions, d’incohérences et de contradictions”.

Ces trois hauts responsables, estime la commission, “ont retenu une part significative de la vérité à la commission”, comme “sur le périmètre de la mission de sécurité exercée par Alexandre Benalla”. Elle demande donc au Bureau du Sénat de “saisir le ministère public”, qui pourra “procéder aux investigations qu’il jugera opportunes afin de déterminer s’il y a lieu de donner des suites judiciaires à ces déclarations”.

Par ailleurs dans son rapport qui vient d’être publié, la commission d’enquête sénatoriale relève une série de “dysfonctionnements majeurs au sein des services de l’État”, qui ont pu “affecter” la sécurité du président et “les intérêts” du pays.”

Le général Lavergne, 49 ans, a pris la commandement du GSPR en mars 2017, sous la présidence de François Hollande. Spécialisé dans l’intervention et la protection, il a reçu ses deux étoiles de général de brigade le 1er août 2018.

Considéré par ses pairs comme….

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