Le colonel de gendarmerie est aussi auteur de polar: «Le tueur commet des actes abominables»

Romain Pascal, qui dirige le groupement de gendarmerie de la Loire, publie un premier roman en autoédition: «Une exception française». Âmes sensibles s’abstenir.

romain-pascal-s-est-deja-lance-dans-l-ecriture-de-son-second-roman-photo-progres-helene-jaffiol-1567862262Romain Pascal s’est déjà lancé dans l’écriture de son second roman. Photo Progrès /Hélène JAFFIOL

Dans une carrière de gendarme, on déménage souvent. Et s’il y a une tâche plus périlleuse que les autres pour le colonel Romain Pascal, qui dirige le groupement de la Loire, c’est bien de faire ses cartons de livres : « J’en ai des tonnes », reconnaît celui qui a choisi la voie littéraire pour arriver aux plus hauts échelons militaires.

Rien d’étonnant qu’un jour, il décide de se lancer lui-même dans l’écriture. « C’était durant Noël 2013, ma femme m’a offert le premier roman d’une jeune auteure. Et là, je me suis dit : Pourquoi pas moi ? »

« Jusqu’au bout, je me suis demandé ce que j’allais faire de mon tueur en série »

L’idée lui vient très vite : ce sera un roman policier, un tueur en série d’hommes et plus spécialement de militaires. Un phénomène criminel rarissime. D’où le titre : « Une exception française ». Et, on ne se refait pas, son héros est un gendarme. Une façon de réparer une certaine injustice littéraire : « On ne connaît que des grands flics dans la littérature, comme le commissaire Maigret. S’il y a des gendarmes, ce sont souvent des seconds rôles », signale le colonel Pascal.

Pour coller à la réalité, le militaire s’est servi de sa longue expérience de terrain et ne s’est mis aucune barrière : « Le tueur commet des actes abominables. Je voulais écrire sur la violence, décrire des scènes très dures. Savoir si j’en étais capable. »

Et la sauce prend vite. Le colonel Pascal empile les chapitres et termine son roman (l’équivalent de 500 pages) en quelques semaines. Sans jamais céder à l’angoisse de la page blanche : « On a tendance à l’oublier mais la première arme du gendarme ce n’est pas son pistolet mais son stylo. On sort beaucoup plus le second que le premier. C’est une arme d’archives. »

Le tome II, déjà en cours d’écriture, se déroulera… à Saint-Étienne

À ceci près que cette fois-ci, Romain Pascal a dû faire taire les automatismes du colonel pour trouver son style de romancier : « J’ai essayé de nourrir mes personnages, ne pas en faire des machines. Jusqu’au bout, je me suis demandé ce que j’allais faire de mon tueur en série. »

Le roman fini, la vie de gendarme prend le dessus et le manuscrit dort sur une clé USB pendant plusieurs années. Mais un jour, une amie l’incite à contacter des éditeurs. Après des mois sans réponse, une solution s’impose vite : celle de l’autoédition, via la plate-forme française, Librinova.

“Une exception française” est le premier volume d’une trilogie nommée « Les Maux de Pandore ». Le tome II est déjà en cours d’écriture et se déroulera… à Saint-Étienne.

« Une exception française », disponible en version numérique via Librinova (4,99 euros) sur Amazon ou la Fnac ; 21,90 euros en format livre broché.

Source : La Dépêche

Note de la rédaction de Profession-Gendarme :

006910572

Les Maux de Pandore

Une exception française

Librinova

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