Langon Gendarmerie de Langon : les vérités de François Gauthier

L’architecte et ancien conseiller municipal de Langon François Gauthier assure que le loyer prévisionnel de la future gendarmerie «est conforme au cahier des charges»

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Le projet de nouvelle gendarmerie ne peut pas remis en cause en raison du montant du loyer, conforme au cahier des charges selon François Gauthier. (photo le républicain: archives)

 

Dans l’attente de la décision du ministre de l’intérieur -elle est attendue à la fin du mois-, la tension s’installe autour du projet de nouvelle gendarmerie. En témoignent les précisions que tient à apporter l’architecte François Gauthier, qui figure parmi les initiateurs du dossier suite à la parution de l’article du «Républicain» en date du 12 juin. L’ancien conseiller municipal de Langon ne conteste aucun des éléments matériels avancés dans nos colonnes mais conteste que le montant du loyer puisse être l’argument d’un refus ministériel (lire dans l’encadré).

Estimant que «le projet est en effet bien ficelé», en écho aux commentaires du député socialiste Gilles Savary, François Gauthier estime que rien, «sinon la signature du ministre» ne s’oppose à l’aboutissement de «ce projet prioritaire».

Un jeu de copinage ?

Pour donner du corps à son propos, l’architecte, qui est aussi le propriétaire des terrains visés par le promoteur, puise dans les éléments techniques d’un dossier qu’il connaît pour avoir contribué largement à le constituer: «Le dossier soumis à l’agrément ministériel par la direction générale de la gendarmerie est 100% recevable. Le montage financier du promoteur-constructeur -la société Eiffage, NDLR- est bouclé et présente l’avantage de ne pas coûter un centime aux collectivités locales. Quant au loyer, il est strictement conforme aux ratios imposés par l’Etat. Il est évidemment sans rapport avec le loyer actuel, établi depuis des décennies pour des logements proches de taudis et des bureaux dont chacun sait qu’ils sont totalement inadaptés au travail des gendarmes. Le projet est parfaitement dans les clous, le sous-seing est signé pour l’acquisition des terrains, le permis de construire est prêt à être déposé. Encore une fois, il ne manque que la signature de M. Cazeneuve.»
Pourquoi des inquiétudes s’expriment-elles donc sur la décision finale du ministre? Sur le sujet, François Gauthier a son explication: «Aujourd’hui, 140 dossiers sont en concurrence. Toutefois, la gendarmerie de Langon étant considéré comme un point noir en Aquitaine, l’avis du ministre ne peut être que favorable. Il faudrait vraiment un mauvais jeu de copinage au profit de tel ou tel baron du PS pour ce ne soit pas le cas…»
L’architecte ne s’y serait pas pris autrement s’il avait voulu faire peser la pression du dossier sur les députés du secteur (1), appelés à le plaider à Paris… Et à en assumer le sort, même s’il est entendu que d’autres prétendront avec eux au champagne s’il est favorable.
Etienne Bourribon
(1) Martine Faure et Gilles Savary, élus de la 12e et de la 9e circonscriptions.

Ce qui fait débat

Dans «Le Républicain» du 12 juin, le député Gilles Savary, faisant valoir un courrier du ministre de l’intérieur, indiquait: «En l’état et compte-tenu des objectifs de restriction budgétaire, le ministère n’est pas en situation de financer le loyer.» Il se disait «raisonnablement optimiste» sur la conclusion du dossier, évoquant «la possibilité de reconfigurer le projet pour en amoindrir la charge financière.» La prudence affichée par le parlementaire concordait avec les échos négatifs évoqués par des élus locaux proches du dossier.

Source : Le Républicain

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