Landerneau. Défi sportif. Les gendarmes sur les routes du Finistère.

Une partie de l’équipe des gendarmes landernéens, prête à relever sa mission d’endurance routière.

Les gendarmes ne se contentent pas d’une position statique au bord des routes.
Sous l’impulsion du commandant Traon, ceux de Landerneau goûtent aussi du bitume en courant. Défi et bonne cause seront les moteurs d’un Tour du Finistère, la semaine prochaine.

Depuis son arrivée au commandement de la compagnie de Landerneau, à l’été 2011, Philippe Traon a converti plus d’un gendarme à sa passion pour la course à pied. C’est tout naturellement qu’il a emboîté le pas d’une proposition de course originale, lancée par l’un des hommes du peloton de surveillance et d’investigation. L’idée d’Alain Premel : organiser un tour du Finistère, en courant, au profit de la recherche sur la fibrodysplasie ossifiante progressive (plus connue sous le nom de maladie de l’homme de pierre) et d’une association venant en aide aux gendarmes et à leurs familles frappés par de graves accidents.

Spécialiste du combiné jambes et cœur

Un combiné jambes et cœur qui ne sera pas un coup d’essai pour Philippe Traon. En avril 2012, il avait accompagné Gwen Le Ny sur son périple breton de 360 km (par étapes) au profit de l’association Asperansa. À la Transléonarde 2014, le militaire s’était engagé au profit de la recherche sur la mucoviscidose. À l’actif du licencié du Pays de Landerneau Athlétisme, relevons encore plusieurs raids du Morbihan, une participation à l’Armorbihan et ses redoutables 190 km à s’avaler d’une seule traite, entre le cap Fréhel et Quiberon. Bref, ce n’est pas un tour du Finistère en cinq étapes qui lui fera rebrousser chemin. Pour les neuf gendarmes embarqués, comme lui, dans ce défi à relever du 18 au 22 mai, ce sera une autre paire de manches. Deux d’entre eux n’en seront pas à leur première épreuve de course longue distance mais les sept autres ne peuvent qu’imaginer dans quoi ils mettront les pieds : « Ils s’entraînent depuis deux mois », précise toutefois le commandant, confiant sur les capacités de son équipe à mener à bien sa mission départementale. D’autant qu’il a segmenté les efforts en portions de 20 km, à parcourir en binôme, avant de passer le relais à un autre duo.

520 km en semis quotidiens

Il n’empêche, le menu restera relevé. Départ lundi, 8 h, de la compagnie de Landerneau, pour rejoindre, vers 18 h (si le rythme des 10 km/h est tenu), Plounéour-Trez, terme d’une première étape de 105 km. Mardi, 109 km entre Plounéour-Trez et l’école de gendarmerie de Châteaulin, via le pont Albert-Louppe. Mercredi, 103 km entre Ty-Vougerêt et Quimperlé. Jeudi, 102 km jusqu’à Brasparts. Vendredi, retour à Landerneau après 103 km de balade à travers les Monts d’Arrée. Soit, cinq semi-marathons quotidiens à enchaîner en cinq jours. Essayez pour voir.

De la compagnie

D’ailleurs, certaines personnes ont annoncé qu’elles feraient un bout de chemin avec le peloton des gendarmes mobiles, en short et maillot. « Pascal Goulaouic, maire de Plounéour-Trez, m’a promis qu’il courrait avec nous au départ de sa commune », rapporte Philippe Traon. Voilà qui est écrit. À Morlaix, des collègues de la compagnie accompagneront aussi les huit courageux et les deux courageuses du tour. Plus généralement, les particuliers qui caleront leurs foulées sur les gendarmes ne recevront pas un « circulez y’a rien à voir » en retour. Au contraire, leur soutien s’avèrera aussi précieux que celui des donateurs qui interpelleront leur caravane tout au long du parcours.

Source : Le Telegramme

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