L’ancienne gendarmerie mise en vente

| BLANGY-SUR-BRESLE |

Jeudi, les conseillers municipaux blangeois ont abordé le devenir de l’ancienne caserne de gendarmerie. Le débat a fait rage entre le maire et l’opposition.

Après l'accord du conseil municipal, donné jeudi 5 décembre, l'ancienne gendarmerie de Blangy-sur-Bresle sera mise en vente par lots séparés.

Après l’accord du conseil municipal, donné jeudi 5 décembre, l’ancienne gendarmerie de Blangy-sur-Bresle sera mise en vente par lots séparés.

Les élus du conseil municipal se sont réunis pour la dernière fois de l’année jeudi 5 décembre, à Blangy-sur-Bresle. Un des sujets de l’été était à nouveau au menu de la réunion : le devenir de l’ancienne caserne de gendarmerie, composée d’un bâtiment à étages, de deux pavillons, d’un terrain et de garages. Il y a six mois, les élus blangeois n’avaient pas trouvé de terrain d’entente sur les options possibles : vente de l’ensemble dans sa totalité, vente par lots, conservation du terrain ou vente des deux pavillons seuls. Jeudi soir, là encore le devenir du site a soulevé questions et mécontentements.

Claude Vialaret, maire, a annoncé dès le début de la réunion sa volonté de vendre le tout. Éric Arnoux, élu d’opposition, a rappelé qu’il avait demandé de ne pas se précipiter sur cette vente. Le maire a alors précisé que l’endroit était « fermé, non chauffé » et, de ce fait, qu’il allait « se dégrader rapidement ». Éric Arnoux a estimé que la réponse de l’édile n’était « pas un bon argument ». Et il a interrogé le maire sur sa volonté de vendre aujourd’hui « à trois mois d’une échéance électorale… » Le maire a rétorqué : « On n’arrête pas de fonctionner parce qu’une élection arrive ».

L’élu d’opposition a alors demandé à quoi servirait le bénéfice de la vente. Mais aucune réponse ne lui a été donnée. Les élus ont ensuite validé, à la majorité, la vente en lots séparés, au regret de certains élus. En juillet, ils s’étaient interrogés sur l’utilité de la caserne aujourd’hui vide. Certains y voyaient un local idéal pour les associations.

Et les locaux de la rue Brianchon ?

Le second sujet de la réunion était le devenir de locaux situés rue de Brianchon. Ils accueillaient, il y a quelques mois, une épicerie et une boulangerie mais sont désormais vides. Le maire a proposé aux élus une étude de faisabilité sur l’aménagement d’un centre social dans ce bâtiment. Qui y sera accueilli ? Comment évoluerait ce centre ? Autant de questions que plusieurs élus se sont posés. Ils ont informé le maire de leur volonté de connaître l’utilité de la structure avant de décider de sa faisabilité en terme de travaux.

Denis Dupuis a demandé au maire : « P ourquoi une telle étude de faisabilité de centre social n’a pas été demandée pour l’ancienne gendarmerie ? » Claude Vialaret a alors évoqué les difficultés d’accès du bâtiment principal et les nouvelles normes pour les accès aux personnes à mobilité réduite : « Il y a des escaliers partout, ce n’est déjà pas facile pour des gens valides alors pour les autres… »

Source : Le Courrier Picard

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