Châteaubourg Les gendarmes seront mieux logés

Le projet de gendarmerie à Châteaubourg a été validé au conseil du 28 novembre

« A l’époque de la Révolution, la maréchaussée prit le nom de gendarmerie nationale suite à la loi du 16 février 1791. Longtemps après, on la désignait encore sous le nom de maréchaussée… Le 23 avril 1845 la brigade à cheval composée de 5 hommes est installée à Châteaubourg route de Paris, actuellement Rue de Paris dans les bâtiments qui aujourd’hui portent les numéros 23 et 25 (1). » Ensuite, c’est en 1926 que les locaux actuels, propriété du Département, ont été livrés pour une brigade de 5 à 6 hommes à pied.

Vieille de 87 ans

Les locaux principaux de l’actuelle gendarmerie ont donc 87 ans et ne sont plus adaptés. Ce ne sont pas non plus les trois pavillons plus récents qui peuvent loger tout le personnel et leurs familles. Actuellement, 5 gendarmes sur les 10 que compte la brigade, habitent hors caserne. Leur loyer est pris en charge par la gendarmerie.

Un statut original

Soucieuse de conserver la brigade sur son territoire, la municipalité a choisi une forme juridique particulière pour mener à bien la construction des nouveaux locaux. C’est une Société publique locale (SPL) qui va porter le projet. « Les communes de Saint-Didier, Saint-Jean-sur-Vilaine, Domagné et Louvigné-de-Bais ont confirmé leur participation au projet de SPL, ce qui rend ce dernier possible juridiquement, car au moins deux collectivités doivent entrer au capital », a expliqué la sénatrice-maire, Virginie Klès lors du dernier conseil municipal.
La SPL immatriculée au greffe du tribunal de commerce en mai 2013 est administrée par Virginie Klès, 5 mandataires du Conseil municipal local et Bernard Renou, conseiller général et maire de Domagné. Cette répartition est liée à la prise de participation de chaque commune : 96 % pour Châteaubourg et 1 % pour chacune des quatre autres.

Plus de 2 millions d’euros

Pour l’heure, le montant estimatif du projet s’élève à 2 177 500 € HT tout inclus. Outre des espaces techniques, la caserne comprendra des locaux d’habitation dimensionnés pour un effectif de 10 sous-officiers et leurs familles.

Au final, ce projet devrait peu coûter aux collectivités. En effet, les premières dépenses puis les emprunts contractés à venir devraient être couverts par le loyer que paiera la gendarmerie pour occuper les locaux.
Pour le lancement officiel du projet de construction, le Conseil municipal a décidé de confier à la SPL la maîtrise d’ouvrage du projet par la signature d’une convention de délégation.

Le devenir des anciens locaux n’est pas encore à l’ordre du jour. On peut imaginer que la future équipe municipale voudra poursuivre les acquisitions foncières déjà amorcées dans ce secteur central. Quant à la nouvelle gendarmerie, elle se situera près du Centre des Arts, non loin du collège public POM.
(1) tiré des recherches menées par Claude Banquetel, membre de Chemin Faisant.

Source : Le Journal de Vitré

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