La gendarmerie, un nouvel « ami Facebook »

Le colonel Pierre Egret, officier adjoint de commandement à la région de gendarmerie, utilise Facebook comme un outil de prévention.

Le colonel Pierre Egret, officier adjoint de commandement à la région de gendarmerie, utilise Facebook comme un outil de prévention. | Benoît Vochelet

Avec un compte Facebook et un tout nouveau site internet, la gendarmerie de Seine-Maritime accentue sa présence sur la toile.

Sans doute avez-vous constaté, ces derniers temps, une présence accrue de la gendarmerie sur les réseaux sociaux. Chaque jour, la page Facebook « Gendarmerie de Seine-Maritime » délivre ses informations. Le rythme des publications devient important, surtout pour une institution qui, pendant longtemps, cultivait la discrétion.

Pour savoir qui communique, il faut pousser la porte du colonel Pierre Egret, à la caserne Hatry, à Rouen. Ancien patron des gendarmes de Haute-Saône, il est arrivé en Normandie l’été dernier pour épauler le colonel Goudailler, commandant de région et de groupement. La communication via Facebook constitue l’une de ses attributions. « Une manière de réinstaurer de la proximité », explique-t-il.

L’objectif est de délivrer des conseils pour éviter les accidents sur la route, prévenir les arnaques et cambriolages. Il poursuit : « Je suis convaincu que cette prévention participe au renforcement de la sécurité. »

Quelque 80 groupements de gendarmerie ont une page Facebook. À son poste précédent, le colonel Egret se souvient d’effets positifs de cette communication : « Lors de départs d’incendies, une alerte a permis l’interpellation d’un incendiaire. »

La page Facebook, qui devrait franchir sous peu la barre des 10 000 fans, ne constitue pas un outil d’enquête, même si les nombreux messages privés constituent une source d’information. Sans doute est-il plus facile de bavarder avec un gendarme via Facebook que de pousser la porte d’une brigade.

« Les gens ne s’imaginent pas ce que nous faisons. Pour le faire savoir, nous essayons de mettre une touche d’humour dans nos publications », insiste le colonel. Ainsi, en réponse à la question d’un internaute qui demande quel est le premier prix d’un petit jeu sur le nombre d’appels reçu par le 17, la Gendarmerie de Seine-Maritime propose… une nuit en cellule en précisant que « ce n’est pas d’un grand confort ».

Le colonel Egret a lancé, en décembre, un nouveau site internet (www.gendarmeriedeseinemaritime.fr) sur lequel on apprend comment éviter les arnaques sur le net, déposer une pré-plainte en ligne… « Il y a déjà plusieurs milliers de visites », explique-t-il.

Page Facebook : « Gendarmerie de Seine-Maritime ». Site : www.gendarmeriedeseinemaritime.fr

Source : Ouest France

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