La gendarmerie se met au cyber contre Telegram

La lecture de deux récents rapports sur la Gendarmerie nationale montre que celle-ci multiplie les développements d’outils d’enquête électronique (forensics). Le rapport « Etat de la menace liée au numérique en 2017 » de la Délégation ministérielle aux industries de sécurité et à la lutte contre les cybermenaces (DMISC) révèle ainsi que le Département informatique-électronique (INL) de l’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale (IRCGN) a fourni son logiciel GendExtract à la DGSI, le service de renseignement intérieur. Cet outil permet d’extraire et d’exploiter rapidement les données d’un ordinateur. De plus, l’INL, épaulé par des prestataires privés, a mis au point le programme Telegram Decoder, qui permet, comme son nom l’indique, de décrypter les messages Telegram d’un téléphone portable, apprend-on dans le bilan d’activités annuel du service. La police n’est pas en reste.

Avec l’aide de sous-traitants privés, la Sous-direction de lutte contre la cybercriminalité (SDLC) de la Police nationale (PN) a développé Darwin, un petit logiciel logé dans une clé USB qui, branchée à un ordinateur, permet d’analyser son disque dur sans laisser de traces. Le ministère de l’intérieur recourt principalement aux sociétés Tracip, Recoveo et Elexo pour les épauler en matière de prestations d’investigations technico-légales (IOL nº736).

Source : Intelligence One line

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