La gendarmerie de Latronquière ferme ses portes le 1er juillet

Les cinq postes de gendarmes de la brigade de Latronquière sont redéployés à Saint-Céré et à Souysceyrac.

Jean-Paul Lacouture, directeur de cabinet de la préfecture du Lot, et le lieutenant-colonel Pascal Palayer, commandant du groupement de gendarmerie. © O. Larribe

Jean-Paul Lacouture, directeur de cabinet de la préfecture du Lot, et le lieutenant-colonel Pascal Palayer, commandant du groupement de gendarmerie. © O. Larribe

Par Marc Louison« Il est important de communiquer de manière précise sur l’évolution de la gendarmerie dans le Lot et que nos concitoyens soient bien informés » explique d’emblée le lieutenant-colonel Pascal Palayer lors de la conférence de presse organisée ce mardi 22 juin à la caserne Ambert à Cahors.

La fermeture d’un service public en zone rurale n’est jamais un message rassurant envoyé aux habitants du secteur. « Je veux les rassurer. Cela ne changera rien pour eux. Il y aura toujours une présence des gendarmes à Latronquière, une surveillance générale, des contacts avec les élus, une police de la route… » continue le lieutenant-colonel. « Que les chauffards se rassurent, les contrôles routiers demeureront même s’il n’y a plus de brigade à Latronquière » renchérit Jean-Paul Lacouture, directeur de cabinet de la préfète du Lot.

 

La 3e brigade fermée en 2015

La brigade de Latronquière, qui compte cinq gendarmes, ferme donc ses portes le 1er juillet. Il s’agit de la troisième fermeture de brigade cette année après Salviac et Saint-Germain-du-Bel-Air. Première conséquence pour les habitants, la permanence organisée une demi-journée par semaine n’existera plus.

Les raisons de cette fermeture sont de plusieurs ordres selon le lieutenant-colonel Pascal Palayer. « La première raison est la recherche de qualité du service rendu par la gendarmerie. Latronquière était rattaché à la Communauté de brigade (CoB) de Saint-Céré qui comptait quatre brigades (St-Céré, Sousceyrac, Bretenoux et Latronquière). C’est compliqué de gérer des petites unités de 5 à 7 gendarmes. On a cherché à optimiser notre dispositif en faisant passer la CoB de St-Céré de quatre à trois brigades, le maximum que l’on puisse faire. »

La deuxième raison de cette fermeture concerne les économies faites par le groupement de gendarmerie du Lot en limitant les charges liées à de trop nombreuses implantations. Quant aux effectifs, le lieutenant-colonel Pascal Palayer précise que « l’ensemble des effectifs de Latronquière sont redéployés sur la CoB de Saint-Céré, quatre personnels à St-Céré et un à Sousceyrac ». « Le commandant d’unité de la CoB de Saint-Céré aura le même effectif déployé sur trois sites, soit 27 militaires. » « Les effectifs ne bougent pas, ils sont redéployés. On rationalise les implantations » ajoute Jean-Paul Lacouture.

Le lieutenant-colonel Pascal Palayer précise qu’il a trouvé les élus de Latronquière, qui ont été informés en décembre dernier, à l’écoute. « J’ai trouvé que les élus de Latronquière ont du bon sens. Ils comprennent et ils sont sensibles à nos préoccupations. Bien qu’il y ait eu une opposition, Mme le maire de Latronquière a compris les raisons de cette fermeture. » Quant à la brigade, bâtiment qui appartient à la commune, plusieurs projets sont à l’étude pour sa reconversion.

 

D’autres fermetures envisagées ?

à la question de savoir si d’autres brigades sont susceptibles de fermer dans les mois à venir, le lieutenant-colonel Pascal Palayer ne s’interdit rien. « Je ne veux pas créer un désert gendarmique dans le Lot, un no man’s land où il n’y a plus de gendarmes. Il y aura toujours des brigades dans le Lot. Tous les citoyens sont égaux. Ils ont tous le droit à la même prestation et à un service public de qualité. »

Source : La vie Quercynoise 

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