Attentat en Isère : une voisine avait signalé Yassin Salhi à la gendarmerie

Une ancienne voisine de l’homme suspecté d’avoir commis l’attentat de Saint-Quentin-Fallavier affirme au “Parisien” avoir remarqué un “changement soudain” de comportement.

Les hommes de la BRI au domicile de Yassin Salhi
Les hommes de la BRI au domicile de Yassin Salhi

Les services de renseignements n’étaient pas les seuls à avoir été interpellés par le comportement de Yassin Salhi. Suivi pendant deux ans via un fichier S, le principal suspect dans l’attentat commis vendredi 26 juin dans l’usine Air Products à Saint-Quentin-Fallavier avait également été signalé aux autorités par une ancienne voisine qu’il côtoyait lorsqu’il habitait à Besançon (Doubs), dans le quartier de Planoise.

Dans un témoignage dévoilé par le quotidien Le Parisien, samedi 27 juin, la femme dit avoir fait part à la gendarmerie d’un “changement soudain” de comportement de l’homme aujourd’hui âgé de 35 ans. “Du jour au lendemain, il n’a plus dit bonjour. C’était après une de ses absences pendant plusieurs mois au cours de l’année 2012. Quand il est revenu, il baissait même la tête lorsqu’il croisait des femmes pour ne pas les regarder. Ce n’était plus le même homme qu’à son arrivée dans l’immeuble”, explique-t-elle.

La voisine assure que des “frères musulmans” rendaient visite à Yassin Salhi

Avant de loger à Saint-Priest (Rhône-Alpes), Yassin Salhi avait emménagé en 2011 avec sa femme et ses enfants dans ce secteur de la ville doubiste placé en zone de sécurité prioritaire. La voisine explique alors que “tout se passait bien” mais que “parfois, on ne le voyait plus pendant plusieurs semaines”. Selon elle, son épouse “disait qu’il s’absentait pour du travail”.

Mais ce qui a particulièrement intriguée le témoin, ce sont des visites en 2013 chez le père de famille de groupes d’hommes “toujours vêtus de pantalons cargo, avec des poches sur les côtés, de couleur noire ou kaki”. Des entrevues qui avaient lieu à intervalle régulier et qui l’ont conduite à alerter la gendarmerie : “Ils venaient tous les mercredis soir, à partir de 21 heures. Ils étaient quatre ou cinq, toujours les mêmes, mais n’étaient pas du quartier et arrivaient toujours un par un”. La voisine est alors catégorique : il s’agissait de “frères musulmans, au crâne rasé sur le côté, puis les cheveux courts et un petit bouc taillé”. Des hommes non identifiés par cette femme car, selon le ministère de l’Intérieur joint par Le Parisien, elle avait décliné trois rendez-vous avec la police.

Source : RTL

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