Il reconnaît un coup de fusil dans le ventre

L’homme qui s’est présenté à la gendarmerie, mardi soir, a reconnu avoir tiré un coup de feu en direction d’un autre Munstérien, grièvement blessé à l’abdomen.

1533758073Les gendarmes devant l’immeuble d’où le coup de fusil de chasse a manifestement été tiré, mardi à Munster. Photo L’Alsace – Jean-Frédéric Surdey

Un trou de trois à quatre centimètres dans le ventre : la blessure est impressionnante. Gravement touchée, en particulier aux intestins, la victime n’a pas perdu connaissance à la suite du coup de feu tiré depuis une fenêtre du 8, rue des Cèdres à Munster (lire notre édition précédente). Hier en fin de journée, cet homme de 31 ans avait dû être opéré deux fois sous anesthésie générale, mais ses jours n’étaient pas ou plus en danger.

La victime pas encore été entendue

Comment en est-on arrivé là mardi peu avant 18 h 15 ? Les enquêteurs de la brigade de recherches de Colmar, avec le soutien actif de la brigade de Munster – proche du lieu des faits – et sous l’autorité du parquet, ont déjà procédé à de nombreuses auditions… sans avoir encore pu entendre la victime.

Des premières investigations, il ressort qu’une querelle de voisinage semblait opposer depuis quelque temps des habitants de cet immeuble de trois étages. Des insultes et des menaces auraient été échangées. Parmi d’autres points d’achoppement, figurerait une chaise cassée qu’on pouvait apercevoir mardi soir à quelques mètres de l’endroit où la victime a été blessée… La tension serait montée au cours de la journée.

Au moment des faits, le tireur, un homme de 33 ans qui n’est pas domicilié dans l’immeuble mais à proximité, se trouvait vraisemblablement dans un appartement en rez-de-chaussée surélevé, où il avait l’habitude de se rendre avec l’accord des occupants. La victime se tenait juste sous la fenêtre, manifestement à trois ou quatre mètres de distance, et une ou plusieurs personnes se seraient trouvées pas très loin de lui.

Le tireur nie avoir voulu tuer

Le tireur ayant pris la fuite alors que la victime gisait au sol, les gendarmes ont immédiatement engagé d’importants moyens. Le dispositif serait monté en puissance, avec un recours au GIGN, si le tireur supposé ne s’était pas présenté vers 18 h 50 à la gendarmerie, dans la voiture de son frère qui conduisait et l’aurait convaincu de se rendre. Il était en possession d’une arme, un fusil de chasse avec lequel il aurait tiré un coup de chevrotine de calibre 12, mais ces éléments devront être confirmés – ou infirmés – notamment par des expertises balistiques.

23 gendarmes de Munster, Colmar, Wintzenheim et Ribeauvillé ont finalement été mobilisés le soir des faits. Un périmètre de sécurité avait été mis en place autour de l’immeuble de trois étages, les secours progressant d’abord avec précaution – et sous la protection de la gendarmerie – jusqu’au blessé.

Le mis en cause a été placé en garde à vue pour tentative de meurtre, mais cette qualification est d’autant plus susceptible d’évoluer que la victime n’a pas encore pu livrer sa version. Hier, l’homme au fusil niait toute intention de tuer. Il est connu de la justice pour des faits de petite délinquance.

Source : DNA

 

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