Gendarmes et maires misent sur les SMS

Le colonel Lagrue et Michel Blondeau, président de l'Association des maires de l'Indre. - Le colonel Lagrue et Michel Blondeau, président de l'Association des maires de l'Indre.

Le colonel Lagrue et Michel Blondeau, président de l’Association des maires de l’Indre.

Gagner en souplesse et en vitesse. C’est l’objectif affiché par le colonel Philippe Lagrue, commandant du groupement de gendarmerie de l’Indre, lors de la signature, vendredi, du protocole Alerte élus 36. Ce dispositif, alliant gendarmerie, Association des maires de l’Indre (Ami) et État, met en place un réseau d’alerte par SMS entre élus et forces de l’ordre, afin de « mieux signaler » les faits de délinquance.

Déjà chez les agriculteurs

Un outil qui n’existait pas, a souligné le colonel, lors de l’intervention des gendarmes à Levroux (NR des jeudi 15 et vendredi 16 décembre). « Le maire a été informé par un adjudant-chef. Il a cherché à me joindre, mais je n’ai pas pu l’appeler, a relevé le commandant. Ce dispositif aurait pu aider. »
C’est le troisième partenariat de ce type conclu dans l’Indre. Depuis 2015, l’application Stop cambriolages, à destination des commerçants, et le dispositif par SMS Alerte Agri 36, pour les agriculteurs, ont déjà « fait leurs preuves ». « Des agriculteurs ont signalé, par exemple, des individus suspects qui souhaitaient essayer des tracteurs, illustre le colonel. Nous avons diffusé le message aux agriculteurs adhérents au réseau. Les suspects ne sont pas revenus. »
« Face aux cambriolages, notamment, ce protocole nous permet de vous informer, mais aussi vous permet de nous informer », a souligné le préfet, Seymour Morsy, à la dizaine de maires présents. « Il faut notamment prêter attention aux vols par ruse. C’est typiquement le genre d’information qu’on peut faire remonter sur son périmètre. »
« Il faut développer la culture du renseignement, a opiné un maire. Il n’y a pas de petit renseignement. » A condition « d’avoir du réseau téléphonique », a relevé un autre.
Et d’autres édiles de demander si le système pourrait être adapté à la zone police. « C’est la phase suivante », a souhaité le préfet.

Source : La Nouvelle République

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