Magny-en-Vexin Politique. Magny reprend le terrain pour la gendarmerie à l’interco

promise par Jean-Pierre Muller si l’interco Vexin – Val de Seine adoptait le régime de la fiscalité professionnelle unique à la place de la fiscalité additionnelle, semble bel est bien déclarée. La première représaille ne s’est pas fait attendre.

« On a demandé aux élus de prendre une décision « à l'arrache », comme disent les jeunes, sans même chercher à trouver un consensus », s'était insurgé Jean-Pierre Muller, le maire (Dvg) de Magny-en-Vexin, lors du bref débat avant le vote sur la fiscalité de l'interco Vexin-Val de Seine. -
« On a demandé aux élus de prendre une décision « à l’arrache », comme disent les jeunes, sans même chercher à trouver un consensus », s’était insurgé Jean-Pierre Muller, le maire (Dvg) de Magny-en-Vexin, lors du bref débat avant le vote sur la fiscalité de l’interco Vexin-Val de Seine. –

L’ultimatum lancé début novembre par Jean-Pierre Muller, le maire (Dvg) de Magny-en-Vexin à Jean-François Renard, le président (Lr) de la communauté de communes Vexin-Val de Seine (Ccvvs), n’a pas empêché les élus de l’interco d’adopter le régime de la fiscalité professionnelle unique (Fpu) à la place de l’ancien régime, celui de la fiscalité additionnelle. La « déclaration de guerre à la Ville de Magny-en-Vexin » aurait donc été finalement lancée ?

Représaille ou pas ?

Ce qui ressemble à la première représaille ne se sera pas fait attendre longtemps. À l’ordre du jour du conseil municipal du mercredi 14 décembre de Magny-en-Vexin, les élus vont voter l’annulation de la délibération du 27 janvier 2014 relative à la cession de terrain à la Ccvvs pour la construction d’une nouvelle caserne de gendarmerie. Situé à côté de la caserne des pompiers, route de Mantes, le terrain d’une superficie de 10 000 m2 avait été « offert » par la municipalité pour un euro symbolique. Le motif invoqué pour ce retrait demeure cependant assez flou : « La délibération comportait une erreur matérielle mentionnant le numéro de la parcelle Ae 10 qui accueille le parc Roger-Salengro et non une parcelle du lieudit La Côte sucrée. » Mais alors, pourquoi l’annuler intégralement plutôt que de simplement la modifier ? « Une nouvelle délibération proposant une autre forme de cession sera prochainement avancée », répond la mairie.

Une décision prise « à l’arrache »

« En dehors de toute considération politicienne, la note de synthèse envoyée avec la convocation au conseil communautaire était beaucoup trop faible et trop légère pour pouvoir connaître les tenants et les aboutissants d’un tel choix fiscal. On a demandé aux élus de prendre une décision rapide et « à l’arrache », comme disent les jeunes, sans même chercher à trouver un consensus », s’était insurgé le premier magistrat magnytois lors du bref débat avant le vote en question.

Un Pacte financier

« Je suis personnellement satisfait du fait que le vote ait été fait dans l’intérêt général. Quant au consensus, nous le trouverons par la suite, lorsque nous élaborerons, tous ensemble, un Pacte financier », avait réagi Jean-François Renard à l’issue du scrutin à bulletin secret qui avait largement penché en faveur de sa demande (37 voix pour et 10 voix contre le changement de fiscalité).

Pas gagné pour 2018

Quant à la nouvelle gendarmerie, dont les études d’architecte ont d’ores et déjà été lancées, elle ne semble pas prète de voir le jour. Le président de l’interco espérait « pouvoir donner le premier coup de pioche avant l’été 2018 ! Si tout se déroule sans accroc ». Ce qui n’est indéniablement pas le cas. Et l’histoire ne dit pas si la Ville devra rembourser l’euro symbolique à l’interco… Affaire à suivre.

Source : La Gazette

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