Gendarmerie : les experts de Pontoise au cœur d’une série documentaire

Image du premier documentaire sur le crash de la Germanwings. DR

Ils sont les acteurs principaux d’une série documentaire : les gendarmes scientifiques de l’IRCGN, l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie installé depuis l’été 2015 dans des locaux ultramodernes à Pontoise, sont au cœur de six enquêtes d’Anne Ghirighelli, de la chaîne Planète +, diffusées à partir de ce vendredi soir.

Six films de 50 minutes, qui ont nécessité 45 jours de tournage. Ils dévoilent comment la science est devenue incontournable dans les enquêtes judiciaires. La chaîne propose « une plongée dans un univers où le moindre petit indice peut s’avérer essentiel », balayant au fil des épisodes toutes les disciplines mises en œuvre par ces experts.

Ce vendredi soir, le premier épisode diffusé à 21 heures est intitulé « Crash de la German Wings, la science en première ligne ». « Le choc a été terrible, effroyable. Il a tout détruit en une seconde. » Le général David Galtier, qui commande les gendarmes du sud de la France, était l’un des premiers à arriver sur le site du crash de la Germanwings. Le 24 mars 2015, 150 personnes trouvaient la mort quasi instantanément lorsque l’A 320 percutait à environ 700 km/h les Alpes du sud. L’avion est réduit en miettes, les débris éparpillés dans la montagne.

 

« Lorsque j’ai survolé la zone, j’ai pris conscience que je n’avais plus d’avion. Qu’il n’y aurait pas survivant », témoigne le colonel Patrick Touran, qui dirige l’IRCGN à Pontoise. Le documentaire détaille alors le long et difficile travail que son service va mener sur place pour redonner un nom, une identité aux victimes. Pour leurs familles et pour l’enquête.

Un laboratoire ambulant quitte Pontoise et rejoint le site 24 heures après le crash pour extraire les profils ADN. D’autres gendarmes se penchent sur l’expertise dentaire des victimes, les empreintes digitales. Le documentaire évoque aussi le décryptage de l’enregistreur de vol d’une des boîtes noires qui permettent de dégager l’hypothèse du suicide du copilote.

Il sera suivi par un second, « La victoire de l’ADN », consacré au meurtre sauvage d’Élodie Kulik, en 2002, dans la Somme.

Source :   leparisien.fr

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