Gard: bientôt jugé pour avoir posté sur Facebook des vidéos volées de gendarmes

Les gendarmes n'ont pas mis beaucoup de temps à retrouver la trace du jeune homme qui les avaient filmés à leur insu et posté les images sur Facebook. (Photo d'illustration)

Un jeune homme de 19 ans est convoqué par le tribunal correctionnel de Nîmes après avoir capté des images de gendarmes sans leur autorisation, puis posté les vidéos sur Facebook, accompagnées de commentaires peu flatteurs.

Il a été cueilli par les gendarmes un quart d’heure seulement après avoir posté les images sur Facebook. Un jeune homme va comparaître le 19 septembre prochain devant le tribunal correctionnel de Nîmes pour enregistrement, divulgation d’images sans autorisation et outrage, après avoir filmé des gendarmes à leur insu, et posté les images sur le réseau social, le tout accompagné de commentaires moqueurs, a appris L’Express d’une source proche de l’enquête, confirmant une information de Midi Libre.

Vendredi, ce serveur de 19 ans avait été convoqué dans les locaux de la gendarmerie d’Aimargues, près de Lunel (Gard), pour y être entendu dans le cadre d’une enquête. Dans le bureau d’accueil, il sort son smartphone, et s’amuse à filmer les gendarmes sans leur accord. Les vidéos volées sont postées instantanément sur Facebook, avec des commentaires “ridiculisant” les militaires. “Sur ces images, on voit très bien les locaux et on entend clairement la voix des gendarmes, dont on peut distinguer facilement les visages”, ajoute notre source.

800 vues en 15 minutes

Mais la vidéo, visionnée 800 fois en quelques minutes, est très vite repérée par les services de gendarmerie, qui mettent peu de temps à reconnaître les locaux, puis à identifier le vidéaste. “Les enquêteurs n’ont pas eu besoin d’aller le chercher très loin: il était déjà dans leurs locaux. Moins de quinze minutes après avoir posté sa vidéo, il était interpellé et placé en garde à vue”, précise-t-on.

“Les jeunes doivent comprendre que l’on ne peut pas se sentir tout permis sur les réseaux sociaux. Il y a des règles en France qui régissent la captation d’images, a fortiori dans une gendarmerie, un local réglementé”, conclut notre source. Le téléphone portable du jeune homme a été saisi, afin de vérifier si d’autres infractions n’avaient pas été commises.

Source : L’Express

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