Fusillade à Cannes: les gendarmes en état de légitime défense

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Début de perquisition, hier matin, dans l’appartement où le Cannois avait élu domicile et d’où il a tiré sur les gendarmes, avant d’être sérieusement blessé.M.L.M.
Après la fusillade et l’interpellation musclée du braqueur cannois vendredi matin, les gendarmes sont restés en faction toute la nuit de vendredi à samedi devant la résidence Saint-Rémy au 65, rue Georges-Clemenceau à Cannes.Ils ont attendu que leurs collègues reprennent l’enquête sur place hier matin. Deux enquêtes, en fait.

La matinée a débuté par la reconstitution des faits en présence des gendarmes acteurs de cette interpellation mouvementée. Une interpellation qui a vu six échanges de balles entre le malfaiteur, qui a ouvert le feu avec un pistolet automatique depuis son balcon du premier étage, et deux des militaires venus l’interpeller sur commission rogatoire.

La mise en situation, organisée à la demande de l’inspection générale de la gendarmerie, a permis, selon le procureur de la République de Grasse, Georges Gutierrez, de confirmer que le Cannois de 46 ans, condamné cinq fois pour vols (avec violence ou arme), « a tiré deux balles en premier ».Avant d’en recevoir deux à son tour. Dans le bras et le thorax.

Le braqueur toujours hospitalisé

« Un homme dont l’état ne permet pas encore de l’interroger », précisait le magistrat.

Pour l’instant, la justice tait l’identité de l’individu, toujours hospitalisé sous bonne garde à l’hôpital Saint-Roch à Nice où son état est stationnaire.

Georges Gutierrez n’a pas non plus souhaité évoquer le résultat de la perquisition réalisée hier matin dans l’appartement de la résidence cannoise. Perquisition effectuée dans le cadre de l’enquête menée par la brigade de recherche de la gendarmerie de Cannes.

Le malfaiteur devrait être mis en examen pour tentative d’homicide dès que son état de santé le permettra.

Il est déjà très connu de la justice et a la réputation d’être dangereux. À chaque fois qu’il a été interpellé, l’homme était armé. Il aurait cinq mentions à son casier judiciaire pour des vols avec violence, avec arme et une séquestration.

Il avait foncé en septembre sur les gendarmes

En 2002, au Cannet, il avait été impliqué dans un vol avec violence en réunion.

Quatre hommes encagoulés avaient frappé un sexagénaire, chef d’entreprise à Cannes, pour lui voler son luxueux coupé Mercedes. Il avait écopé de quatre ans de prison ferme.

Plus récemment, en septembre, alors des gendarmes d’un peloton d’intervention tentaient de l’intercepter, il avait foncé sur les militaires et avait pris la fuite laissant derrière lui un fusil et un pistolet.

Source : Nice matin

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