«La décision de fermer la gendarmerie était déjà prise»

Salviac (46)

Le maire envisage d'utiliser les locaux laissés vacants en pôle de santé.
Le maire envisage d’utiliser les locaux laissés vacants en pôle de santé.

Au lendemain des municipales, élus et habitants de Salviac avait pris de nombreuses initiatives, afin de conserver leur gendarmerie : banderoles, pétition, manifestation à Cahors, rencontres avec les différents services de l’État. «Il y aura toujours le même nombre de gendarmes sur place, avait alors justifié le préfet du Lot Jean-Pierre Cazenave-Lacrouts. Il s’agit d’être plus efficaces sur le terrain. Il vaut mieux des gendarmes sur le terrain, auprès des populations, que dans une brigade.» Peine perdue : Alain Faucon, maire de Salviac, commente la décision officielle de fermeture de la gendarmerie.

La commune vient d’être informée de la suite donnée au dossier sensible du maintien de la gendarmerie à Salviac. Pouvez-vous nous en parler ?

D’abord une précision : au cours des rencontres avec la direction de la gendarmerie, il n’y a pas eu dialogue mais traitement à charge du dossier. Il était manifeste que la décision était déjà prise et nous n’avons jamais pu l’infléchir, malgré nos arguments (population, collège, etc.). C’est donc sans surprise que, par courrier du 24 novembre, le préfet du Lot nous a confirmé que par arrêté du 12 novembre, le ministre de l’Intérieur a prononcé la dissolution de la brigade territoriale de gendarmerie de Salviac. Les six communes du canton font partie de la circonscription modifiée de Cazals, à compter du 1er janvier 2015. Dans le même courrier, le préfet nous assure que cette réorganisation s’accompagnera «d’une attention particulière portée par la gendarmerie nationale au maintien des contacts étroits avec les élus et la population du canton».

La commune s’était attachée au maintien du casernement en parfait état. Quelles conséquences ce changement a-t-il pour la commune ?

Le bail de la caserne est résilié à compter du 15 janvier. C’est une perte de revenus pour la commune de 28 000 € annuels. Le bâtiment va être vidé mais son entretien reste à notre charge.

Il faut donc lui trouver une autre affectation. Avez-vous des pistes ?

La piste privilégiée, sur laquelle nous travaillons, c’est d’implanter dans ce bâtiment qui devient libre notre projet de pôle de santé (maison de santé ou centre de santé). Les services de l’État nous ont promis de nous accompagner dans cette démarche. Une première réunion va être organisée lundi 15 décembre pour examiner la faisabilité de ce projet.

Quels avantages y voyez-vous ?

Avoir une infrastructure rapidement opérationnelle avec parking, réseaux, locaux, en limitant les coûts.

Source : La Dépêche

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