En pleine crise sanitaire, l’AP-HP ferme les urgences de l’Hôtel-Dieu

79482.HRDepuis 2013, l’Hôtel-Dieu a été petit à petit désossé, en réduisant les capacités des urgences et en supprimant notamment l’ophtalmologie. © Édouard Richard/Hans Lucas/AFP

Alors que le pic de saturation dans les hôpitaux approche, l’assistance publique a décidé de suspendre l’activité de ce service de l’établissement parisien pour redéployer le personnel dans ses autres structures franciliennes.

Un bis repetita aux allures de scandale. Ce lundi, la direction de l’Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP) a annoncé la fermeture des urgences de l’Hôtel-Dieu. Comme lors du premier confinement, ce service du plus ancien hôpital parisien, situé au cœur de la capitale, laissera donc place à un centre de dépistage Covid. À l’approche du pic de saturation des hôpitaux franciliens, cette décision brutale ne passe pas. « C’est complètement absurde, tacle Gérald Kierzek, médecin urgentiste dans la structure. On l’a appris ce lundi, à 8 h 30, et ce sera effectif mercredi. Au lieu de se servir de cet hôpital pour désengorger les autres, on préfère traiter les personnels comme des pions et les redéployer ailleurs, notamment à Cochin. Alors que l’Hôtel-Dieu aurait pu être à la fois un volant de sécurité pour le Covid et assurer le maintien des soins conventionnels. Sachant qu’une partie des malades qui n’ ont pas pu être soignés pendant la première vague sont en ce moment hospitalisés à travers le pays. »

Alors que les déprogrammations d’opérations se généralisent à nouveau, que les capacités d’hospitalisation, notamment en pneumologie, se réduisent un peu partout, pour les soignants, aucune leçon n’a été tirée. « Nous sommes dans une crise hospitalière plus que sanitaire, précise Christophe Prudhomme, médecin urgentiste à Avicennes (Bobigny) et porte-parole

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