En France, il n’y a plus d’épidémie Covid, mais une explosion de tests

Publié le 20 août 2021 – par Gérard Delépine

Une épidémie se définit comme une maladie qui touche beaucoup de malades, des personnes qui présentent des symptômes, qui consultent leur médecin traitant et, en cas d’échec les urgences, sont hospitalisées pour traitement et parfois en réanimation et risquent de mourir.
Pour maintenir la peur dans la population, le gouvernement et les médias complices ne cessent de répéter que l’épidémie et le variant delta sont là et que tout le monde va en être victime, même les enfants.
Arrêtons l’hystérie ; revenons aux faits avérés, aux chiffres officiels : nombre de tests positifs, nombre de tests réalisés, nombre et incidence des malades consultant un médecin en ville, nombre de consultations aux urgences, d’hospitalisés et de morts attribuées au Covid.

Nombre de cas et nombre de tests


Lorsqu’on regarde la courbe du nombre de nouveaux cas quotidiens, on observe effectivement une augmentation importante et rapide. Mais pour avoir une juste idée de l’évolution de la maladie (l’incidence pour 100 000 habitants) ce n’est pas le nombre absolu de cas qui compte mais le pourcentage de tests positifs. En effet, pour une incidence qui ne change pas dans la population (maladie stable), il suffit de réaliser deux fois plus de tests pour doubler le nombre de cas positifs.

Or durant cette période le nombre de tests réalisé a triplé en deux mois, passant de 3,68/1000 habitants le 28 juin à 11/1000 le 17 août, nous plaçant au 4e rang mondial des pays pratiquant les plus grand nombre de tests par million d’habitants. Cette explosion de tests ne traduit pas un plus grand nombre de symptomatiques voulant assurer un diagnostic, mais est la conséquence de la nécessité de présenter un test négatif pour voyager pendant ses vacances, pour visiter un musée, pour aller au restaurant…

Il y a bien eu une augmentation de l’incidence des cas positifs dans la population mais beaucoup plus faible que celle du nombre absolu des cas que les médias utilisent pour nous faire peur. D’autant que les tests réalisés à titre de dépistage chez les bien-portants sont souvent des faux positifs, n’affirmant pas que ces personnes seraient réellement contaminées, malades ni contagieuses.

Nombre et incidence de malades covid consultant un médecin en ville

Le réseau sentinelle, qui surveille l’évolution des maladies contagieuses en ville, a effectivement observé une petite augmentation du nombre de patients vus en consultation de médecine générale pour Covid-19.
Mais, en semaine 31, l’incidence se situe à 31 pour 100 000/habitants, soit bien plus faible que l’incidence minimale pour déclarer épidémique une poussée de grippe.

Nombre de consultations aux urgences suivies d’hospitalisation pour Covid

Depuis un mois, le nombre d’admissions quotidiennes à l’hôpital pour Covid a augmenté et atteint une moyenne de 700 par jour, soit 2 % des 35 000 hospitalisations quotidiennes.

Nombre d’hospitalisés

La moyenne des malades hospitalisés pour covid atteint actuellement 10 000 pour un peu moins de 400 000 lits d’hospitalisation temps plein, soit 2,5 % des lits.

Nombre de morts attribuées au Covid

Dans les derniers trente jours, la France a comptabilisé en moyenne 50 morts quotidiennes attribuées au Covid, soit dix fois moins que celles liées au cancer et seulement 2,7 % du nombre total des décès quotidiens.

Nombre de morts attribuées au Covid

Conclusions :
Les chiffres officiels montrent que la covid-19 représente moins de 3 % des consultations hospitalières, des hospitalisés et des décès avec une incidence de 31/100 000 ? soit nettement au-dessous du seuil épidémique classique pour la grippe.
Personne ne peut prévoir l’avenir. Les erreurs massives des simulations qui ont justifié le premier confinement nous l’ont cruellement démontré. Mais le présent du monde réel suggère qu’il est gravement contre-productif de consacrer autant de moyens à une maladie peu menaçante et de continuer à bloquer les Français et l’économie par des mesures sanitaires qui n’ont jamais fait la moindre preuve d’efficacité alors que leurs conséquences sanitaires, psychologiques, économiques et sociales sont gravissimes.
Depuis l’apparition du variant delta résistant à l’injection Pfizer, comme le démontre la situation sanitaire d’Israël, il est totalement illogique de continuer à forcer la population à s’injecter des faux vaccins expérimentaux incapables de protéger les vaccinés, ni leurs contacts et qui sont suivis de complications précoces graves et parfois mortelles.

La Grande-Bretagne a supprimé toutes les mesures liberticides depuis un mois et depuis, sa situation sanitaire est tout à fait stable.
En France, la tyrannie covidique est un échec sanitaire complet et une catastrophe sociale, économique, financière et démocratique.
Osons la liberté et si l’épidémie repartait, les traitements précoces qui ont été très efficaces dans de nombreux pays sont toujours disponibles.

Gérard Delépine

Source : Riposte Laïque

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