Elle voulait “faire exploser” la gendarmerie du Tréport

Huit mois de prison avec mandat de dépôt à l’audience… C’est la décision du tribunal de Dieppe à l’encontre d’une Tréportaise de 44 ans qui voulait faire “péter” la gendarmerie.

Laurence voulait faire “péter” la gendarmerie du Tréport avec des “cocottes explosives” (photo d'illustration).
Laurence voulait faire “péter” la gendarmerie du Tréport avec des “cocottes explosives” (photo d’illustration).

 

Accro à l’uniforme, Laurence ?

Pas vraiment ! A 44 ans, cette Tréportaise manifeste une animosité quasi viscérale à l’encontre des gendarmes et des sapeurs-pompiers. Et l’alcool aidant, sa haine pour l’uniforme l’a conduit à tenir des propos devenus au fil du temps insupportables pour les personnes concernées.

Il y a un an à peine, elle avait déjà été condamnée, pour des outrages et des menaces de mort. Avertie sévèrement par la justice, la prévenue, malade de son alcoolisme, devait respecter un protocole de soins strict. Un an plus tard, l’état d’esprit de la quadragénaire n’a pas évolué. Ou plutôt, il a évolué, mais dans le mauvais sens.

“Liquider la gendarmerie du Tréport”

Pendant ses séjours en psychiatrie, les standards téléphoniques des gendarmes et des pompiers se calment. Mais lorsque Laurence est sortante, les sonneries repartent de plus belle.

En quelques mois, les gendarmes ont relevé 123 appels malveillants. Quant aux sapeurs-pompiers, ils ont dû intervenir à 32 reprises” explique la présidente du Tribunal.

A chaque fois, gendarmes et pompiers reçoivent une salve d’insultes et de menaces, jusqu’à ce mardi 10 février dernier où les sapeurs-pompiers sont appelés parce que la prévenue menace de se suicider.
Connue des soldats du feu pour ses excès de violence, ces derniers décident alors de se faire accompagner par les gendarmes malgré les menaces proférées par la Tréportaise.

“Ils n’ont pas intérêt à se pointer. S’ils passent la porte, ils sont morts. J’ai une 22 long riffle et une winchester”, vocifère-t-elle au bout du fil avant d’annoncer son intention de “liquider la gendarmerie du Tréport avec des cocottes explosives“. Et de prévenir : “c’est pour ce soir“.

Très vite devant le logement de la prévenue, les gendarmes ne parviendront pas à la raisonner. Tout juste s’entendront-ils dire qu’avec

la winchester de mon père, je ne vous louperai pas”.

8 mois de prison ferme

A la barre, face aux remontrances du Procureur de la République qui lui rappelle que “les gendarmes et les pompiers ne sont pas vos jouets“, Laurence éclate en sanglots. Les 12 mois de prison requis par le Procureur semblent faire leur effet.

Il me faudrait plutôt une bonne cure” répond la Tréportaise.

C’est aussi ce que va défendre Me Amisse-Duval pour sa cliente qui a demandé une peine “utile comme un travail d’intérêt général. Si elle va en prison, pendant un an, elle ne boira pas, mais quand elle sortira, le problème restera le même…
Une défense qui n’a pas convaincu le tribunal qui a décidé de condamner Laurence à 8 mois de prison ferme avec mandat de dépôt à l’audience. “Cette incarcération doit être mise à profit pour vous soigner” a expliqué la présidente. “Même si l’alcool circule dans les maisons d’arrêt, ce sera quand même plus difficile de s’en procurer que de descendre à la supérette“.

Source : L’informateur

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