Doubs : les gendarmes au secours d’un forcené à Geneuille

Un lourd dispositif de gendarmerie a été déployé ce mardi matin au cœur du village de Geneuille (Doubs), pour porter secours à un homme en souffrance psychologique, retranché dans son garage. Tout s’est finalement conclu sans dommage.

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Après plus de deux heures de tractations, l’homme a été extrait sans dommage de son garage, où il était retranché. Photo Ludovic LAUDE

En l’absence de certitude, et en vertu du principe de précaution, la gendarmerie avait sorti les gros moyens. Dans ces situations hors contrôle, le pire, malheureusement, est toujours imaginable.

L’alerte a été donnée ce mardi à 8 h 38. Un homme bien connu des habitants de Geneuille pour ses problèmes psychologiques, et son comportement parfois erratique, s’était retranché chez lui en proférant des menaces. La perspective d’un acte désespéré inquiétait. La possibilité qu’il puisse passer à l’acte et utiliser d’éventuelles bouteilles de gaz inquiétait encore davantage.

C’est donc un lourd dispositif qui a été déployé autour de la rue Lyautey, au cœur du village de la périphérie bisontine. Les pelotons de surveillance et d’intervention de Besançon et Montbéliard (PSIG) ont été mobilisés aux côtés de trois équipes de la brigade d’École Valentin. Mais c’est un gendarme-négociateur qui a finalement déverrouillé la situation, stressante à bien des égards.

Un village en émoi

La personne retranchée, qui était en rupture de traitement, a laissé les forces de l’ordre pénétrer dans le garage où il s’était claquemuré aux environs de 11 h 30. Cet homme d’une quarantaine d’années a été aussitôt pris en charge par l’équipe SMUR dépêchée à Geneuille, pour être au final hospitalisée dans une unité de soins psychiatriques.

« L’intervention s’est conclue sans dommage, personne n’a été blessé et c’est l’essentiel », confirmait hier soir le parquet de Besançon, qui a suivi l’affaire de très près.

L’important périmètre de sécurité installé au milieu du village avait créé, outre la surprise, un certain émoi parmi les habitants ou les passants. Le retour à la normale est intervenu vers midi. Tout est bien, qui finit bien.

Willy GRAFF

Source : L’Est Républicain

 

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