Démantèlement d’un trafic de médicaments en Gironde

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Trois personnes soupçonnées de trafic international de médicaments non autorisés ont été interpellées mercredi en Gironde et ont été présentées vendredi à la justice en vue d’une mise en examen, a appris l’AFP auprès de la Gendarmerie nationale.

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Après six mois d’enquête sous la direction d’un magistrat du pôle Santé publique du TGI de Paris, l’Oclaesp (Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique), avec la section de recherche de Bordeaux, a procédé à l’interpellation du PDG d’un laboratoire pharmaceutique, de son directeur scientifique, un médecin interdit d’exercer son métier, et de sa femme, a précisé la gendarmerie dans un communiqué.

Soupçonné d’avoir «prescrit des médicaments non autorisés sur le marché»

Ce laboratoire girondin, dont le nom et l’implantation n’ont pas été divulgués, est soupçonné «sous couvert de ses recherches», d’avoir «prescrit des médicaments non autorisés sur le marché» à des «patients atteints de maladie neurodégénératives» par le biais «d’une officine italienne», a expliqué la gendarmerie.

Au total, selon les enquêteurs, «plusieurs centaines de patients français et étrangers se sont tournés vers le médecin radié et suivaient un traitement leur coûtant environ 400 euros par mois».

Une association locale, dont la femme du PDG du laboratoire incriminé était la gestionnaire, est impliquée dans ce dossier, selon la même source. Les trois personnes en garde à vue ont été présentées vendredi au magistrat instructeur au TGI de Paris en vue de leur mise en examen.

L’enquête se poursuit avec l’exploitation des éléments recueillis lors des perquisitions effectuées aux domiciles des gardés à vue, dans le laboratoire et les locaux de l’association, a ajouté la gendarmerie.

Source : Le Figaro

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