Corse : attentats contre des gendarmeries à Ajaccio et Bastia

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Les casernes des groupements de gendarmerie d’Ajaccio et de Bastia ont été les cibles d’attentats jeudi soir. Deux fortes détonations ont été entendues.

Les casernes des groupements de gendarmerie d’Ajaccio, en Haute-Corse, et de Bastia, en Corse-du-Sud, ont été les cibles d’attentats jeudi soir, a indiqué une source proche de l’enquête. Deux fortes détonations ont été entendues simultanément à 20 heures près de la caserne Battesti à Ajaccio et de celle du quartier de Montesoro à Bastia, a ajouté la même source, confirmant une information de France 3 Corse.

Les deux attentats contre des casernes, “occupées par des militaires de la gendarmerie et leur famille”, ont uniquement causé des dégâts matériels, selon un communiqué de la gendarmerie. “Les dégâts ne sont que matériels (vitres, fenêtres et impacts sur un mur intérieur à Bastia, véhicule de service et vitres à Ajaccio)”, a indiqué la région de gendarmerie. “Des premières investigations (…), il résulte qu’au moins une roquette (tête inerte) a été tirée sur la caserne Montesoro à Bastia. Le scénario semble identique pour la caserne Battesti à Ajaccio. L’engin s’est fiché au pied d’un bâtiment de famille occasionnant des dégâts sur un véhicule de service en stationnement”, ajouté la même source.

Vague d’arrestations de militants et sympathisants nationalistes

Ces édifices sont particulièrement surveillés et équipés de moyens très perfectionnés de surveillance, notamment d’importants réseaux de caméras. Les attentats, qui n’ont pas fait de victime, n’ont pas été revendiqués.

Ils ont été commis une dizaine de jours après une vague d’arrestations de militants et sympathisants nationalistes corses dans le cadre d’enquêtes sur des attentats contre des résidences secondaires en 2012 revendiqués par le Front de libération nationale de la Corse (FLNC). Cinq des hommes arrêtés la semaine dernière dans l’île ont été mis en examen à Paris et écroués vendredi dans ces enquêtes sur ces deux “nuits bleues” en mai et décembre 2012. Durant leur garde à vue, les cinq hommes, âgés de 25 à 45 ans, ont nié les faits qui leur sont reprochés.

Source : TF1News

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