Au restaurant, les masques tombent

Symboliquement et avec humour, Chloé, attablée au restaurant quimpérois Le Sistrot, a sorti les ciseaux pour le premier jour de la levée de l’obligation du port du masque dans les restaurants. (Photo Le Télégramme/Gwenn Hamp)

Bas les masques ! Depuis ce lundi, ils ne sont plus obligatoires dans les cafés et restaurants. Une information qui a échappé à de nombreux clients qui l’apprennent de la bouche des restaurateurs, eux aussi démasqués.

« C’est une nouvelle étape vers le retour à la vie d’avant », déclare, tout sourire, Gwenn Douguet, propriétaire gérant du pub Finnegans, à Quimper. « Ce matin, j’avais encore du mal à croire que le masque n’était plus obligatoire dans les bars et restaurants, j’ai vérifié plusieurs fois sur internet avant de l’annoncer à mes employés ». Échaudé, il se souvient encore de la triste Saint-Patrick 2020, correspondant au premier jour du premier confinement. « J’avais rempli les fûts et les frigos à bloc, trois jours avant, ça a été la douche froide », confie-t-il. Deux ans plus tard, l’ambiance sera plus légère avec deux soirées spéciales, le jeudi 17 et le samedi 19 mars. « À nouveau, les clients peuvent trinquer au comptoir, passer de table en table ou chanter à l’unisson. Ça fait revivre l’esprit du pub. On n’est pas un salon de thé, la proximité et l’échange des sourires font partie du décor », explique-t-il.

Après avoir dû annuler la célébration 2020 de la Saint-Patrick, Gwenn Douguet, propriétaire gérant du pub Finnegans, se prépare à une grosse affluence pour les deux soirées thématiques organisées jeud
Après avoir dû annuler la célébration 2020 de la Saint-Patrick, Gwenn Douguet, propriétaire gérant du pub Finnegans, se prépare à une grosse affluence pour les deux soirées thématiques organisées jeudi 17 et samedi 19 mars. (Le Télégramme/Gwenn Hamp)

Des clients visiblement peu informés

Du côté du restaurant Le Sistrot, sur les quais quimpérois, tous les clients qui franchissent le seuil de l’établissement, pour déjeuner, portent encore le masque. Démasqué, Éric Rigaud, cogérant, leur annonce qu’ils peuvent l’ôter. Les clients sont surpris. « On revient à une sorte de normalité, cela fait du bien », s’enthousiasme Chloé. Manuel et Élodie se montrent plus réservés. « Pour moi, cela ne change pas grand-chose. Je ne le vivais pas comme une contrainte, vu qu’une fois attablé, on pouvait l’enlever », déclare Manuel. « La vraie libération, ce sera quand je pourrai l’ôter au travail. Je suis surveillante dans un collège et je porte un masque FFP2 toute la journée, c’est compliqué », complète Élodie. À deux tables de là, cinq femmes remettent leurs masques et se lèvent pour régler au comptoir. Même si le message a été transmis, le pli a été pris.

Certains le conservent

Karim Rézigue, gérant de La Gazelle d’or, a décidé de le garder pour préparer ses kebabs. « J’ai pris l’habitude de l’avoir. C’est une protection supplémentaire contre le virus. Je le porte également dans la rue, même si ce n’est plus obligatoire. Je n’ai jamais attrapé la covid-19 et je pense que c’est lié », indique-t-il. Par mimétisme, François l’a aussi conservé pour effectuer sa commande. « J’ai vu Karim avec le masque donc j’ai fait pareil ».

Assis ensemble, Amine et Akrame sont très contents de cette bonne nouvelle, que nous leur apprenons. « C’est mieux sans, évidemment ! Même dans les salles de sport vous dîtes ? Ça va me changer la vie ! Après avoir travaillé sur une machine de musculation et avant de passer sur une autre, il fallait que je remette le masque alors que j’étais essoufflé. C’était pénible », témoigne Amine. Dans les musées et les salles de cinéma, soumis au contrôle du passe vaccinal, on va aussi pouvoir mieux respirer.

Karim Rézigue, gérant de La Gazelle d’or à Quimper, continue à porter le masque, quand il prépare ses kebabs et quand il sort dans la rue, pour se protéger du virus.
Karim Rézigue, gérant de La Gazelle d’or à Quimper, continue à porter le masque, quand il prépare ses kebabs et quand il sort dans la rue, pour se protéger du virus. (Le Télégramme/Gwenn Hamp)

Source : Le Télégramme

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