Aire-sur-la-Lys La nouvelle caserne de gendarmerie au point mort

Des chiffres en hausse, des missions qui se sont diversifiées et le projet de nouvelle caserne au point mort. C’est ce qu’il faut retenir de la journée d’inspection, à la brigade de gendarmerie d’Aire-sur-la-Lys.

Le capitaine Thierry Poillet et la commandante et chef d’escadron, Marie-Laure Pezant.

Le capitaine Thierry Poillet et la commandante et chef d’escadron, Marie-Laure Pezant.

La journée d’inspection, c’est un échange privilégié avec les élus et les militaires, c’est Marie-Laure Pezant, chef d’escadron, qui l’affirme. «  C’est une belle année à mettre à l’actif d’hommes et de femmes motivés, sur le terrain de jour comme de nuit.  » Pourtant, ce fut compliqué. La mission des hommes en bleu s’est diversifiée, avec les menaces d’attentat et l’état d’urgence qui les obligent à patrouiller sur nombre d’événements, brocantes, rassemblements sportifs ou culturels, sur lesquels ils n’intervenaient pas auparavant. Il faut occuper le terrain, redoubler de vigilance.

Chiffres en hausse

Globalement, les chiffres sont en hausse, peut-être parce que les missions sont plus nombreuses, aussi par le changement de comptage. Augmentation, mais légère, de la délinquance générale et de voie publique, des violences intrafamiliales, du nombre d’accidents de la route. «  Ne faites plus d’appels de phares, demande le chef d’escadron, ils préviennent ceux qui roulent vite mais aussi les délinquants, les cambrioleurs, qui trouvent là un moyen de nous éviter.  »

Le capitaine Thierry Poillet prendra sa retraite en juin. En attendant son remplaçant, qui sera connu cet été, la brigade a enregistré deux arrivées, portant à vingt-quatre le nombre de militaires. Avec les élus des onze communes gérées par la brigade d’Aire-sur-la-Lys, il a évoqué les soucis posés par la crise migratoire, les camps sauvages à éviter, les aires d’autoroute qui demandent beaucoup d’attention. De nouveaux outils sont apparus pour aider les militaires dans leur mission, la tablette Néogend. Bientôt, la compagnie sera dotée d’une borne pour scanner les empreintes, ce qui permettra d’entrer plus vite en contact avec les fichiers nationaux. Quant à la nouvelle caserne, c’est au point mort, aucune information n’a pu être donnée.

Source : La  Voix du Nord

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